Tremplin...On prend appui et on redécolle!
HUNVREET
"Mon identité
n'est pas une forteresse aveugle, une cuirasse derrière laquelle je m'abrite pour me couper des autres.
Elle est cette fenêtre qui n'appartient qu'à moi grâce à laquelle je peux découvrir le
monde."
I need Feeling
J'ai un papillon de nuit dans la tête.
Qui tend vers la lueur opalescente de cet astre, miroir aux milles promesses, aux milles fantasmes, mais qui sans cesse se cloitre aux faisceaux de mumière artificielles volontairement
hypocrites...Des mirages érigés en ces ténèbres bestiaux au coeur desquels le port du masque est impossible, proscrit même pour les plus vils. Je n'ai pas besoin du jour pour voir, plus lucide le
soir, en tête à tête avec moi même.
Et pourtant c'est lorsque la sociétè bat son plein que je m'y nois.
M'assagit subrepticement, imperceptiblement...
M'attrophie de mes rêves et de mes espoirs.
Je ne distingue la vastitude de l'horizon
que lorsque mes ailes m'aident à me soustraire de la gravité ambiante.
Quelques centimètres suffisent,
et planer n'est plus considéré comme inconscient.
Si je suis pour certains ce que je me complais à leur laisser voir,
si la surface plane sur laquelle chacun peut projetter à loisir
le moindre de ses plus profonds désirs est ce qui me résume auprès d'autrui,
alors laissez moi choisir celui qui me confère le rôle le plus ambigu.
Je suis malgrès moi à la recherche du personnage qui me fera intéragir avec la multitude. Et si je demeurre aujourd'hui pour la majorité une unique entité,
alors demain je serais toute les autres.
J’ai dors et déjà définit un terme à mon existence…Qui ne s’en révèle que plus délectable. Je n’ai pas la prétention de demeurer sur ce promontoire indéfiniment. Rêves et désirs… Sombre alchimie
de ces soirs d’insomnies. Ma tisane est à base d’espérance exotique…On la trouve sur les sommets hostiles ; j’en garde un sachet en bandoulière autour du coup. Pour me souvenir…catalyseur,
distillant mon présent en de douces saveurs hallucinatoires. Loin des balises jaunes. Mes crampons dérapent sur le granite traître. S’effrite sous les assauts de la détermination et des
résolutions.
J’hésite, entre deux eaux, entre deux rives, incapacité à demeurer en surface, tour à tour me noie et sans cesse touche du doigt des mots qui s’enfuient à dos de poisson volant, m’abandonnant,
ahanante. Catalepsie. J’oscille entre deux temps, habitant les contres temps, éjectée par le balancier inexorable en des contrées bien indéfinissables, dont chacun possède une clé, choyée ou
oubliée. J’avance, et m’empêtre dans les clairs obscurs, agressée par… Va donc savoir. Le masque.
Haïssables, détestables. Bénies soient mes insomnies improductives. Et tous ces visages qui s’entêtent et se dépaîtrent. Parois plastique, ultime frontière infranchissable. Ectoplasme demeurant
par conséquent au dedans. Titillant le point de rupture. Je suis gerçures. Les colmate pour ne rien perdre. Des fois que. Peux pas m’envoler, la tête pleine...plaines infinies. Qu’à cela ne
tienne, préfère m’enfoncer six pied sous terre de peur de les perdre.
Veines paroles. A défaut de devenir mots, fuyez donc chez un autre et paix à son âme. Me taperais la tête jusqu’au sang pour vous faire fuir. Indomptables, me narguent et se délectent de ce
spectacle. Etendue inconnue, hostile. Infestée de milles et unes ombres crochues. Déploient leurs serres sans pitié. Traîtres caresses désirables. Mon rail précieux dont le besoin vital me laisse
gisante. Fille de deux muets fille d’une autre contrée. Entre deux mondes. Egarée. Quel degrés de volonté dans ces pas menuets ? Retardant l’échéance des choix.
Abattus dans leur esquisse par l’ouragan de l’indécision.
PAUSE,
ma belle, encore un bol de crème fraîche grenadine.
0% pour ma conscience.
Veines tentatives de semer mon cordon rouge. Menacé par des ciseaux d’argent. Funambule fautif file furtif sur son fil…amant de tant de futilités, feint de se fourvoyer… fluet personnage… Nargue
la foudre, et les plats…fond fatalement d’être trop furie. Fusionne en de festives farandoles figées en de froids fruits défendus. Fanfreluches faute de mieux. S’efforce de pourfendre les
fallacieuses idées filandreuses. Et finalement se fustige et s’affable. Inexorable déséquilibre, douces facéties, fiel nourrissié
Propos incertains j’en concède.
La théière est tiède.
L’encens consumé, l’esprit abandonné, les sens assouvis.
Jusqu’au prochain cri
Muet.