Présentation

Dimanche 14 septembre 2008


Jeune fille que l'on dit gamine, prête à tout plaquer pour partir à l'aventure, psychiquement comme dans la réalité... Esprit tête brulée mais à la fois réveur, j'accepte les moments les plus durs pour profiter de la moindre minute de bonheur. Je suis tipiquement celle à qui l'on dit "un rien ne t'ammuse". Je n'ai pas peur du ridicule je le réserve volontier à tout ceux qui craignent l'avis d'autrui...Je me refuse à dire que le futur ne sera que poussière et moroses nuages. Je déteste par dessus tout les personnes qui justifie leurs passivité par la fatalité, masque bien trop facile à mon gout. Je me nourrit de l'inconnu, peur de bien des hommes, incapable de me contenter et de me conforter dans la monotomie dangereuse d'un quotidien trop restreint.




Mais si une personnalité pouvait être décrite en quelques lignes, la vie serait bien plus simple. Et bien peu attrayante. La vérité est que je ne me connais pas, paradoxal n'est ce pas ? Mais qui peut affirmer se connaître vraiment tant qu'il ne s'est pas soummis au miroir qu'est l'autre ? Ainsi ma seule certitude quand à mon âme profonde et indomptable est que je souhaite voyager, sans cesse. Aller à l'encontre de diverses culture oubliées de tous...Ce que j'emmènerais sur une île déserte ? Ma liberté, juste et sans concession...Ce libre arbitre dont j'use abusivement, dont je m'ennivre chaque jour un peu plus. Overdose de possibilités et de choix...De sentiers bien peu battus
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Pour un peu d'insouciance, et un brin d'insolence.

Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ?
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Dimanche 14 septembre 2008

                                       


                                                     Ezechiel Joyce                                               

Nom de Famille :
Joyce (Il a adopté le nom de son frère)

Prénom(s) :
Ezechiel, Léonidas (Prénom d'un lointain ancêtre dont la vie reste un mystère...On sait seulement qu'il fut l'un des plus grands sorciers de son temps)

Âge :
118 ans

Date de naissance :
Date bien vague, même pour sa mémoire de vampire...Un soir durant lequel les élèments se déchainèrent...Un 30 décembre 1867.

Lieu de naissance :
Dans le foyer des Keïs, dans la banlieue de Londres.

Lieu d’habitation :

Les cimetières du vieux Londres sont ses terrains de prédilection...Il à aussi investit un grenier offert aux quattres vents, d'une vieille batisse sur le chemin de traverse

Membre d’un groupe :
Son trésor le plus cher se trouve être sa liberté...Impensable donc qu'il se retrouve sous le joug d'un quelconque être

Histoire, Caractère et Phyqiue :
Pauvre vie pour pauvre hère…Noyé dans la multitude de ces moldus insignifiants…Ignorants cet être de longue lignée évoluant parmis eux…Absent. Devenu à son tour silhouette déchue, longeant des murs humides aux briques effritées…Pas lourd et pesant sur le pavé.
Traits anguleux, témoignant de la faim devenue à la longue une amie fidèle, compagne et seule témoins de sa propre errance intérieure…Se nourrir et dormir, des besoins vitaux ignorés lorsque l’on ignore jusqu’à sa propre vie…Un visage fin à la beauté jadis certaine, de même que sa joie face à son existence, alors heureuse… Les regards se détournaient désormais de ce masque cerné et crasseux, pâle ; fantomatique. Résultat de son parcours incertain et sans fin. Sa personne suintait maintenant la haine, ses yeux froid reflétant son âme vengeresse…Autant vous dires que les rares passants le frôlant s’empressaient de s’éloigner à grands pas. D’incessantes et incertaines marches, le menant généralement dans les tavernes les plus miteuses ou tuer le temps…Un temps qui se jouait apparemment avec plaisir de lui ; un passé qui sous sa volonté aurait du s’oublier…au lieu de cela, les souvenirs qu’il avait volontairement tentés d’enfouir se faisaient chaque jours plus présent, l’anéantissant toujours d’avantage. Le fond du puit ? Bien que son état déplorable laisse penser le contraire, Ezechiel ne l’avait même pas encore foulé du pied. Impossible de rebondir…La lumière était de toute manière depuis bien longtemps absente. Il avait appris à s’orienter grâce à la lune morne et brumeuse, reflet de lui-même…Résident des faubourgs volontairement ignorés par les plus hauts placés…Se mêlant à la vermine pullulante, âme gangreneuse de ce vieux Londres…
« No place like London »
La raison de cette déchéance? Une enfance volée... Violée.
L’innocence elle-même avait décidé de passer son chemin face à ce gamin, torturé par les plus sombres pensées…
Pourtant…Lorsque le spectacle navrant de ces nombreux inconnus, pensant être maître de leur propre destin alors que depuis leurs naissances ils ne faisaient qu’épouser les contours du moule de l’être humain, si prévoyant, s’offrait à lui…Pourtant, lorsqu’il se perdait en ces réflexions inutiles dans de brefs moments de lucidité, une puissante vague d’émotions le submergeait alors…Quelques secondes d’éternité, comme une main rassurante…
Dire qu’un simple aléa de la vie l’avait projeté si bas.
On pense que cela n’arrive qu’aux autres, et comment ne pas se sentir plus à l’abri qu’au sein d’un foyer loin de la précarité, auprès de proches vous couvrant d’amour ? Des bras accueillants pour déverser craintes et inquiétudes, un frère, meilleur ami offert par la nature, un cadet protecteur, camarade de chaque instant…Des murs épais, isolants de la réalité violente qui vous attend dehors, protection contre la pluie et les quatres vents…Tout cela s’était révélé inutile contre la bourrasque sournoise prête à détruire chaque obstacle sur son passage… Elle avait surgit un soir d’hiver, sous des traits inconnus…Inattendue, surprenante…Le 24 décembre 1884  devait remettre en question la moindre des certitudes que le jeune Ezechiel croyait alors acquises. Son esprit à la mémoire visuelle bien développée avait gardé intact cette période. Les visons nettes et précises s’imposèrent doucement mais sûrement à son esprit…Serpent vicieux et sournois prenant possession de Zech à l’improviste…Maudit parasite de l’esprit parfois au bord de la folie. Sans s’en rendre compte, le jeune homme venait de tourner à l’un des innombrables carrefour pisseux de la vieille ville. Le sol recouvert d’immondices supporta ses pas vifs qui le menèrent inconsciemment dans un recoin insondable ou il s’installa le plus confortablement qu’il le put. Ses cheveux naturellement blond presque blancs, devenus gras et rebelles, épousèrent la façade glaciale.
Il se laissa alors envahir sans opposer de résistance par ce passé qui n’avait pas pris une ride malgré les années…


« Les garçons ! Rentrez vite à la maison, tout est prêt ! »
Âme solitaire
Portée par des brumes éphémères,
Âme errante, sans point de retour,
Marchant sous les plis drapés d'un ciel si lourd,
Âme perdue,
Eperdue, noyée dans ce marécage de répulsion,
Oubliant son monde, rejetant ses passions,
Âme damnée,
Jetée du haut de nos remparts,
Là où les autres vivent, figés dans le brouillard


Déjà ses pieds nus meurtris le menaient au hasard vers les recoins toujours plus sombre…Tandis qu’il évoluait, réduit à l’état d’ectoplasme, le long des hauts murs d’une ancestrale église, accueillant désormais une des nombreuses sectes pullulante à l’approche des entrailles de Londres, l’une des dernières parcelle d’instinct qui résidait encore en lui le fit lever les yeux au ciel d’encre…Un millième de seconde plus tard, une masse furtive sauta entre les toits…Son esprit torturé lui jouait des tours pour ne pas changer ? Pourtant c’était bien l’un de ses sens développé qui l’avait avertit…Ce dernier témoignait d’ailleurs de la longue généalogie qu’il traînait inconsciemment derrière lui…Un talent naturel pour la magie, à laquelle il n’avait jamais eu l’envie d’accorder du temps…Trop contextuel pour lui, Keis l’orphelin…
Décor soudainement tangible…Bourdonnement…Vacillements…Le sol qui se rapproche dangereusement…Onde engourdissante…Egouts non loin…Odeur pestilentielle…La nuit, l’enfer des sens…Se relever ? Pour aller ou ? Pourquoi ? Pour quoi ? Pour qui ? Paupières closes . La frontière entre la vie est parfois si infime que l’on ne se rend même pas compte qu’on l’a déjà franchie…



Le gamin se tenait dans un coin de l’entrepôt, recroquevillé au point qu’il aurait pu tenir dans une niche. Les voix étaient partout, et les grognement des chiens un réel permanent. Fuir…Il ne devait se focaliser que sur cet ultime objectif…Une brèche s’offrit alors à son regard terne, d’un gris si particulier qui en avait rendu méfiant plus d’un au cours de ses dernières années…Les hommes sous les ordres du maître des lieux avançaient en en formation rectiligne afin de ne pas rater une seule cache. L’esclave qui venait se rebeller après avoir tenté de mettre le feu à la scierie allait tâter du bâton !
Le garde le plus proche de Zech venait de s’abaisser pour détacher le chien. Sans réfléchir, il bondit d’entre les planches, courant comme un dératé vers les portes coulissantes en tôle. Comme si sa vie en dépendait…Et c’était bien le cas. Il ne se faisait aucune illusion, si on le ramenait au patron, il créerait de faim et de soif comme un vulgaire animal, ou peut être le battrait on à mort…Ces perspectives lui permirent de profiter de l’effet de surprise pour distancer tout ce petit monde. Et il se retrouva dehors…Une nuit voilée qui répandait une épaisse purée de pois dans cette partie du vieux Londres qui prenait vie avec la nuit…Chaque recoin était la scène d’activités toutes mois recommandables les une comme les autres…
Recruté dans l’année de ses trois ans par le charpentier qui avait vite révélé son vrai visage, Eze n’avait depuis plus vraiment eu l’occasion d’admirer le paysage…Et le temps d’arrêt qu’il marqua aurait pu lui être fatal…C’était sans compter sur son instinct, auquel il se fiait bien plus que n’importe quel fait. Un sifflement…En un éclair le garçon roulait sur la terre battue…Les crocs du molosse ne rencontrèrent que du vide…Les voix se joignirent aux aboiement…Souffle court et rauque, le gamin aux pieds et bras nus reprit sa course effrénée. Enfin il put se fondre parmis les manant. Son pas reprit un rythme modéré, tous ses sens restant en alerte…Frôlant les vestes déchirée, d’autres en fourrure, le lutin se retrouva bientôt dans une impasse. S’apprêtant à faire demi tour, une masse informe sauta sur son dos aux cotes saillantes. Ezechiel poussa un cri étouffé. Il sentit quelques gouttes chaude dégouliner sous son ample chemise de toile rapiécée. Son visage se retrouva nez à nez avec des babines baveuses, un son guttural s’en échappait. Le jeune homme se figea. De nouvelles créatures concurrentes immédiate de cerbère bloquèrent la rue déserte. Mais les chiens de la nuit qui l’entourai, poil hérissé et lui montrant leurs dents en grognant semblaient répugner à se jeter sur ce mendiant oublié à l’odeur intrigante.
Gestes ralentis…Plus de sang…Juste de l’adrénaline et la fièvre de la survie…
Pas précipités vers l’une des façades…Sans un regard en arrière, le garçon d’une dizaine d’année se retrouva avec soulagement sur les toits. Mais il ne s’autorisa à souffler qu’une fois loin, très loin de ces diables…Cheminant sur les tuiles et les rares ardoises, il se prit à penser à son frère disparut…Sade n’avait plus depuis longtemps alimenté directement ses pensées…trop occupé à transporter les planches, laver, scier…faire le maximum de boulot pour ne pas être battu. Malgré ses précautions, sa jeunesse avait été la cible privilégié de chaque gardien…Et son dos zébré n’était pas prêt de cicatriser…Bref, en tout cas, le fantôme de son cadet le hanta de nouveau…Durant les deux années qui avait suivi la mort de sa génitrice, il avait fouillé chaque coin de Londres en vain…
Il s’étendit face à l’astre lunaire et paupière close dormit d’un profond sommeil, sans rêves.



Perle éphémères éclatant sur le pavé…Frémissement de pupilles grises lasses…Déchirement des cieux…Corps à l’impérieuse vocation de décrépitude…Cheveux mi long d’un blond boueux  accueillant le vent désormais violent.  Sous les assauts de la colère d’une terre malmenée, Ezechiel aurait bien plongé de nouveau dans cette profonde inconscience, peuplé des fantômes de son passé. Mais, faisant il ne pouvait faire abstraction de la présence inconnue, incongrue, qu’il sentait se rapprocher. Son regard alerte scrutant la pénombre insondable, il attendit. Attendit encore lorsque les pas devinrent audibles…Peut être sa mort était elle venue ? Sa silhouette cadavérique était prête à se soustraire à cette misérable vie. Tandis que l’orage gagnait en puissance, une ombre se matérialisé à ses cotés. Une voix énigmatique défiant le ciel s’éleva non loin de ses oreilles…
Et bien petit frère, on se laisse aller ?
Oui, c’est bien ce qu’il pensait…Le propre fantôme de son frère allait remplir le rôle de la faucheuse…Zech s’apprêta à affronter son destin face à face. La mort, seule aventure qui lui restait encore à vivre.  Son corps se tourna vers la voûte céleste déchaînée et….ses yeux cris ternes fixèrent deux canines étincelantes. Sade ! Ce n’était pas possible…Vraiment le royaume de l’au delà devait posséder quantité de pouvoirs pour représenter cet être cher perdu à jamais à la perfection…Etait ce cette apparition qui le suivait depuis plusieurs jours ? Car depuis un bout de temps, il se sentait observé sans répit. Pensant sa dernière heure venue, le jeune homme devenu serein se détendit tandis que l’ombre qui planait au dessus de lui s’approchait de sa gorge. La vérité que cet inconnu soit réellement son frère devenu vampire et qui s’apprêtait à lui faire partager son quotidien afin de le sauver ne lui effleura pas un instant l’esprit.
Les lèvres d’Eze s’ouvrirent en un ultime cri offert à l’astre lunaire pendant que les crocs saillants perçaient sa peau craseuse. Seules deux gouttes de sang perlèrent lors de ce présent d’existence… Alors que Sade continuait avec mille précaution ce rituel, Ezechiel se tut, offert corps et âme à son frère tant de fois cherché. Le sang d’être humain contaminé par la bille noire quittait définitivement, cédant place au sang de vampire. Perdu entre inconscience et réalité, ses sens s’affûtèrent au fur et à mesure…Il percevait petit à petit la moindre parcelle de ce qui l’entourait…Son odorat s’emplit des moindres odeurs flottant en ces lieux…La terre oxydée, les combinaison végétale et chimiques, toutes les franges de la décomposition, les mousses, les lichens, les relents humains…La nuit devint pour lui l’empire des sens.

Ezechiel comprit à ce moment qu’il avait vécut jusqu’alors dans la jouissance d’une liberté dont il ignorait l’étendue et les plus communes applications, voire l’exacte et quotidienne dimension.


Voix douce et voluptueuse…
Un projectile glacial atteignit le jeune garçon âgé d’un an à la tempe. Un rire cristallin s’éleva dans la blancheur immaculée du domaine, terrain de jeu des jeunes Keïs… Ezechiel promena ses pupilles étrangement grises sur les alentours. Une ombre apparut alors devant lui, sortie de nulle part…Silhouette dégageant déjà une aura aux nombreuses facettes, élancée et gracieuse…Sade…Ce dernier attrapa son benjamin sans que ne disparaisse son sourire espiègle, surmonté de joues devenues rouges sous le froid hivernal…Course effrénée dans la neige londonienne. Deux âme malicieuses liées par les liens immuables du sang , dont les éclats s’élevaient jusqu’à l’astre lunaire resplendissant…
Un nuage sombre comme le néant s’apprêtait pourtant à le recouvrir…La réalité dépasse bien souvent l’imagination…
« Vos chaussures ! »
Clins d’œils malicieux…Les deux garçons délaissèrent leur vêtements trempés dans le sas d’entrée…Des lueurs diffuses, accueillantes s’échappaient de chaque fenêtres…Le manoir offrait de l’extérieur le spectacle d’une bulle résonnante de joie, théâtre de farces enfantines…Nouveaux pas précipités aux travers des long couloirs ornés d’objets hétéroclites et de moelleux tapis pourpre… Et au détour d’un angle…Apparition irréelle, Emily, jeune femme resplendissante à laquelle les deux gamins vouaient un véritable culte…Une mère attendrie malgré les quelques airs durs qu’elle tentait parfois de prendre, notamment lorsqu’il s’agissait de punir ses deux garçons qu’elle aimait temps… Difficile en effet de se résoudre à enfermer dans leurs chambres les deux êtres qu’elle chérissait le plus, pour qui elle s’était tant sacrifiée et qui étaient devenus sa raison de vivre…Et ses deux monstres le lui rendaient bien. Serviables pour bien peu de personnes sinon leur génitrice qu’ils couvraient de présents en la moindre occasion…
Contours épurés, mis élégamment en valeur par une longue robe unie, simple, un visage fin et élégant, au charme qui en avait ensorcelé plus d’un. Longue chevelure brune tirée en arrière…Des yeux en amande pétillants, clairs, presque translucides, dont avait hérité les deux frères…Un regard bien énigmatique… Emily, ancienne sorcière douée, avait quitté le monde ou la magie était maître pour l’amour d’un banal moldu qui avait réussi à la faire miroiter. Un homme qui l’avait quitté à la vue de son ventre arrondi pour la seconde fois, une année auparavant… Ezechiel n’avait donc jamais connu son père, et il ne s’en plaignait pas. Pour avoir abandonné un ange, ce devait être un homme des plus banal sur lequel il pouvait largement faire l’impasse.
Leur Mère les attendaient patiemment au coin du buffet orné de mets variés. Elle avait donné jour de congé aux quelques domestiques de la demeure, consciente qu’eux aussi avaient de la famille qui désirait les avoir à leur coté en cette veille de noël. 24 Décembre, également veille de l’anniversaire de Sade. Un sourire magique naquit sur la peau légèrement halée de la jeune femme, à l’apparition de ses deux fistons en chaussettes. Devant la haute baie vitrée, un haut sapin clignotait sur fond enneigé. Au delà du parc, les lueurs de Londres semblaient bien lointaines…Le terrain était située en retrait de la capitale, loin de l’agitation quotidienne. Sade se précipita vers le plus haut tabouret et laissa son bonheur exploser face aux choix s’offrant à lui. Eze le rejoignit aussitôt, pupilles pétillantes. Emily s’assit alors dominant la joyeuse tablée. Chacun emplit ses assiettes, les frères jouant à celui qui accumulerait le plus d’aliments.
Le repas était déjà bien entamé lorsque les premiers coups retentirent entre les murs…Intrigué, chacun releva son nez, interrogeant les autres du regard. Finalement, la propriétaire du domaine se leva, enjoignant les garçon de ne pas l’attendre pour passer au dessert. Elle n’en aurait pas pour longtemps…Ce devait être un pauvre moldu qui par ce froid venait quémander un peu de nourriture…Emily disparue dans le couloir menant à l’entrée, une demi baguette à la main.
Ezechiel haussa les épaules et plongea une énorme cuillère dans le saladier de mousse en chocolat…Bouche ouverte, il s’apprêtait à engloutir une portion bien plus grande que ce que pouvait supporter son foie, mais des cris l’interrompirent.
Avait il rêvé ? Un second hurlement perçant lui prouva le contraire. Le temps qu’il admette du haut de ses un ans qu’il ne pourrait manger tranquillement son dessert, Sade s’était déjà précipité vers la source de l’agitation soudaine.
La curiosité finit par l’emporter sur la faim, et le jeune Zech daigna finalement descendre de son perchoir. Précautionneusement, il prit le même chemin que son frère.  Les flammes de la cheminée projetait une lumière irréelle dans le couloir. Le gamin n’avait jamais eu réellement peur du noir…Les histoires de monstres l’avait depuis toujours fasciné…Mais des frissons l’envahir aux sons qui lui parvinrent…Pleurs et cris étouffés, gestes sourds…Et la scène s’offrit à lui. Un an…
Sa mère à terre, un inconnu pesant de tout son poids sur la victime qui avait déjà les jambes à nues…Sa mère, un coussin sur le visage…Sa mère, agitée de dernier soubresaut…Soudain Eze hurla…On lui déchirait les entrailles, son cœur s’ouvrit sous les assaut d’une invisible main couverte de mille griffes…Son organe vital se glaça, dépassant largement le zéro absolu…Etape ou la matière se fiGe, ou toute vie est inexistante…chacun de ses membres semblaient avoir quintuplé de masse en ce dixième de seconde…Statue figée dans un cri d’ultime détresse…Au froid succéda le feu, libérant son corps maigrelet de son hibernation. Les vannes d’adrénaline étaient grandes ouvertes, déversant en lui un flot de cette substance qui le poussa à s’élancer sans autre préavis sur le moldu qui avait osé toucher sa mère…Encore que toucher était ce le mot correct ? Cet être abject avait souillé cette femme à la beauté irréelles. Une magicienne qui avait déjà pour un moldu abandonné toute magie. L’inconnu avait forcé ses portes les plus intimes, pénétrant cet ange violemment, d’un membre gonflé de vice.
Le moldu profitant de l’extase que lui offrait ce corps qui se démenait en vain, n’avait même pas remarqué la présence d’Ezéchiel. Lorsque celui ci arriva à toute vitesse sur l’armoire à glace, il déchaîna sa fureur contre le corps pouilleux, rendu moite par la sueur, à grand renfort de coup de poing et de pieds…Qu’aurait il pu faire d’autre ? Une main géante le cueillit à la tempe d’une force phénoménale qui l’envoya tituber contre le mur ou il s’effondra…Il aurait voulu que ses pupilles restent closes à jamais. Mais il ne pouvait détourner le regard de ses deux corps opposés en tout point et qui par un coup du destin ne faisait qu’un…Sa tête bourdonnait…Déjà il avait l’impression de n’être plus qu’un fantôme…Il déglutit avec peine. Un liquide visqueux dégoulina sur ses vêtements qui une heure à peine auparavant était son seul rempart contre les boules de neige glacée que lui envoyait Sade. D’ailleurs ce dernier se trouvait à quelques centimètres à peine de Zech. Une marque bleuté envahissait sa joue droite…Lui aussi s’était retrouvé sonné. Des centimètres qui pourtant lui parurent être des kilomètres tandis qu’il traînait sa silhouette tremblante vers son grand frère contre lequel il se blottit. Une main s’empara de la sienne…Liés dans la douleur…Liés à jamais. Deux regards pâles, emplis de larmes fixaient sans pouvoir s’en détacher, la silhouette qui les avaient tant de fois serrée dans leur bras, désormais réduite à l’état de cadavre. Le plus jeune des orphelins sembla un instant imiter une carpe hors de l’eau…suffoquant…Son ombre tétanisée n’était que frissons.
Sans qu’il ne sache comment, Eze s’endormit. Finalement, son corps demandait grâce.
Son cadet semblait dans un état second, au bord du gouffre, cherchant vainement un équilibre précaire…
Qui ne devait pas se montrer à lui. Les garçon ne devait plus jamais croire à la lumière…
Les images se succédèrent…Rapide, un passé qui glissait entre les doigts, impossible à saisir…
Il y’a des choses sur lesquelles on ne peut revenir…
Lorsqu’il s’était éveillé, bien plus tard, Eze avait eu la preuve que son existence avait basculée…La porte grande ouverte laissait s’engouffrer une brise glaciale d’après tempête. Le corps d’Emily reposait en face de lui, peu à peu recouvert de quelques cristaux de glace, qui lui donnait plus que jamais l’air d’une étoile scintillante. Encore vivant , mais mortifié jusqu’à la moelle, le gamin vieux d’un an fut saisit à plusieurs reprise par de puissants vertiges. Il resta en lieux et place du drame la journée et la nuit qui suivirent, ne s’éveillant que pour replonger dans un stade d’inconscience emplit des visions les plus infernales auxquelles il ne pouvait se soustraire. Si sa mémoire était bonne, s’était à ce moment que toute notion du temps l’avait abandonné. Lorsque son esprit accepta le fait que la torpeur qui le contaminait semblait résolue à ne pas le quitter de sitôt, Ezéchiel pu se mettre sur ses pieds, tremblants…Yeux cernés, son ombre désormais incertaine se dessina dans l’encadrement de l’entrée. Aucune trace de Sade…Des larmes empruntèrent les sillons déjà marqués par les perles humide des jours précédents. Il savait  la tache qui lui incombait.
L’enfant passa l’après midi entière à transporter le corps inerte de sa mère tant chérit au pied des bois du domaine des Keis, et à l’enterrer. L’épreuve se révéla ardue…La terre était glacée, et il s’écorcha les mains à bêcher la place. Un monticule de terre s’éleva bien tard dans la nuit. Zech s’effondra aveuglé par la fatigue corporelle, les mains en sang. Mais pas question de laisser le sommeil et ses démons s’emparer de lui. Faisant abstraction du liquide chaud qui ruisselait jusqu’à ses poignets, il retourna au manoir. S’emparant d’un vieux torchon, il eu vite fait de prendre quelques provisions et après un long regard en arrière, il quitta les terres qui l’avait vu grandir. Orphelin…Sonorité étrangement amère au fond de la gorge nouée.
 Il n’était plus chez lui…Lui qui ? Qui était il désormais sinon un simple nom ?…



Raclement étouffé. Depuis des lustres il ne dormait que d’une oreille, réflexe de survie. Un rat se carapata sous le nez de Zech qui se releva sans se convaincre lui même. Il serait bien resté là à pourrir sur place…C’est de toute manière ce qui le menaçait, l’illusion du mouvement qui se révélait être une éternelle errance dans les même rue , qui chaque jours semblaient se ternir d’avantage, ne le trompait même plus. Les vers l’envahissaient de toutes part…D’abord le doute, puis la fatalité…La soumission…Il était devenue spectateur de sa propre existence. Les beaux parleurs disent qu’il n’y’a pas de responsables, seulement des victimes…Mais ceux qui restent avec leur doutes et leurs remords savent combien la culpabilité ne se dissout pas avec le temps. Au contraire, elle ne cesse de prendre de l’ampleur...Décrépitude…

Par Hunvreet - Publié dans : Personnages de rpg - Communauté : Loisirs & Passions
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Lundi 15 septembre 2008

  Nous souffrons et nous refusons de souffrir, alors que la souffrance est le stade ultime de la jouissance  :  ne rien controler. 




Je n’ai jamais été aussi vivante que dans l’âme des gens qui me pensaient morte. Certains meurent à petit feu, je choisis les grandes flammes et le bûcher des rêves. Les livres m’ont grignoté, maintenant il s’agit de vomir avec justesse, rage et élégance. Mes crises d’intenses jouissances, injustifiées, m’effrayent par leur absolu incohérence, je ne vis pas dans une forme réelle de l’existence, je suis toujours « à-côté ». Je fais des reproches qu’on me fait des qualités qu’on m’aurait envié un jour. L’horreur d’être seule dans les excès, le bonheur d’être multiple aussi dans sa propre caricature.

"On me prend pour un salaud un jour, le lendemain pour un saint, comme si j’étais l’un ou l’autre, rien que « Minestrone » la soupe du pauvre, tous mes ingrédients sont d’honnêtes obédiences, label rouge de mes nuits noires repeintes en blanc. "

Je me bats contre des murs, je fais tellement de promesses qu’il m’arrive de ne pouvoir en tenir aucune. Je veux plus que je ne peux et je ne peux pas faire autrement, qu’à me retrouver à vouloir faire plaisir à tout le monde en faisant le contraire. Je mens par omission, ou cumule les pieux mensonges par peur que les vérités blessent, et les vérités blessent quand je psalmodie que je ne suis qu’errante en ce monde, qu’on ne peut compter sur moi que pour de la tendresse et des larmes, quelques rires volés à la volée et des clins d’œil que certains comprennent encore. Ma liberté qu’on me reproche tant, que certains m’envient, sans en connaître le prix.
seuls me fascinent les individus, les regards croisés, les personnages improbables, les « intelligences sensibles », ceux qui pardonnent sans être chrétien et qui comprennent n’étant pas crétins. Des amis, des amants, des amies et des amours. Jamais rien à moitié. Ni masculin ni féminin, voguant au-delà sans aucune des prétentions que certains veulent me prêter sans me connaître. Heureuse de n’avoir, pour de bonnes raisons, n’avoir jamais été totalement détestéz, n’avoir jamais détesté totalement, une âme ou un cœur. 

Cette impossibilité d’être enfant, ce refus de m’enfermer dans l’adulte, m'immolant dans le seul paradis de l’existence, où l’on peut dire à la Sagesse qu’elle aille se foutre un concombre dans le cul.

Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ? - Communauté : Les Amis de l'écrit
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Mercredi 17 septembre 2008




 « T’as fait quoi de tes vacances ?
Oh moi je suis partie aux Canaries et toi ? J’ai passé mes deux semaines au ski… »
Ben moi vous voulez que je vous dise ? J’ai RIEN fait…
Faire sa loque pendant deux semaines…Et je l’ai choisit !





Voilà l’un des secrets du bonheur, choisir ce que l’on veut et pouvoir le mettre en œuvre…Seule pendant une semaine et demie…Extase. Enfin rêver sans être déranger, passer mes journées sur l’ordi. Quoi ? Oui, biensur que j’aurais tout donné afin de voyager…
En quête d'un ailleurs,d' une autre culture, agrandir sa bulle de mœurs inconnus, s’ouvrir…Mais chaque chose en son temps.
Lorsque je partirais, au moins l’instant se sera fait désirer. L’adrénaline et l’excitation parcoureront mon corps…Je veux profiter de chaque instant…et vivre dans le désir plutôt que risquer de tomber l’habitude, ou plus couramment la « blase attitude »…Je veux pouvoir me rendre compte de ma chance ne pas perdre une seule seconde

 




M’enfin, nouvelle crise de pensées torturantes en attendant notre prof de sport devant la piscine plein soleil…Evidemment, comme chaque lundi depuis que le cycle natation a commencé, il pleut…Mais comment apprécierions nous le soleil si le temps n’était pas parfois gris, au grand bonheur de certain, dont moi ? Enfin quelques déjantés désirés font leurs apparition, tout droit sortis de leurs lits… 
« ça va ?…Comme un jour de rentréequi est en plus un lundi… »
Imperceptible sourire à ce bout d’homme qui vient de me sortir de mon mutisme. Plus qu’un ami, un zigwigui, bandes de gais lurons et fidèles compagnons, imperceptiblement là aux bons moments sans avoir besoin de le demander…La BO de Wallace et Gromit résonne dans le minuscule parking hors du temps…Des Pas improvisés, sous les yeux écarquillés de certains…Notre réalité, loin d’être partagée par des passants apparemment complètement coincés, cantonnés à leur monde ou règne réalité et rêves oubliés…Oui, nous sommes des jeunes qui balayons les règles de bonnes conduites…La silhouette d’un adulte nous rejoignant semble les rassurer quelques peu…Une personne responsable parmis nous…

 

 

Finalement une journée de rentrée comme une autre…égayée par les même grands gamins…

Suite à cette séance de natation ou le trafic important à provoqué, irrémédiablement de nombreux crash, nous retrouvons notre bien aimée prof d’Histoire…Comprenez bien, je n’ai rien contre elle, elle est sympathique comme tout…Mais sa voix…SA VOIX… !…Grésillante voire nasillarde, et ses cours ; plus répétitifs ça n’existe pas ! Enfin, elle à le mérite d’être une cible facile au risible jeu du « fait lui répéter ce mot tant de fois »…Que voulez vous, à cours inintéressant (reprise de cours de troisième) élèves dissipés…Quand les profs et l’éducation nationale comprendront qu’un bon prof est un prof intéressé par ce boulot, l’aimant, et désireux de faire partager, sinon une passion, un domaine de prédilection peut être n’auront ils plus besoin de mettre en place des cotas de redoublements afin de préserver l’image de marque des lycée. Ok Ok, ne soyons pas exigeant, vous avez raison, " il n’y’a que de mauvais élèves "...


Pause midi…Le sevrage avec la bonne bouffe maison se révèle effectivement draconien…Pas de surprise, ils ne savent toujours pas cuire un steack. Suite en cours de français…Et un prof qui même puant la clope se trouve haut placé dans mon estime. L’un des seul à assumer « ses disgrétions », à s’écarter des chantiers battus du programme…Merci…Morne fin de journée que j’affronte tant bien que mal affichant mon positivisme à tout égard…Pas envie de parler des maths, la personne supposée nous apprendre ne valant même pas la peine de figurer sur la toile…Rencontre avec monsieur cricket (anglais) qui pour le plus grands bonheurs de nos personnes exténués et moulues depuis la natation semble avoir perdu une bonne dizaine de point à son système auditif…

 

 

Rattrapé par mes rêves trop longtemps contenus, je regarde derrière moi et frémit de terreur à la prise de conscience que j’ai déjà passé un quart de mon existence enfermée dans une salle de cours…Rentrée…Un mot que j’aimerais si lointain…La first journée de ce que certains appellent « la dernière ligne droite avant le bac »…Ou pas


La first journée d’une gamine perdue à jamais et délaissée de Morphée…La first journée d’un être humain refusant de grandir, à jamais perdu entre deux eau…réalité bercée d’illusions. Keoded…
Le lieux ou je me plait à vivre











             Vieux texte de l'année 2007-2008
       Année placée sous le signe des Zigwiguis
Ils se reconnaitrons

Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ?
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Mercredi 17 septembre 2008

                                                                                                                    
                                                                           Cette catégorie a pour but premier de sauvegarder mes rps
                                                                                                                 Merci de respecter mon travail.

   

Sujet réalisé sur
 :  
Vipera Evanesca
Personnages : Desdemona Follow et moi même
Titre : Knights of King's Blood
                       
Me rendre à l’atelier n’était jamais une sinécure. Il y’avait d’abord la volée d’escaliers à gravir avec métier ; car on ne pouvait l’aborder l’esprit léger sans commettre un sacrilège. Il fallait à chaque pas s’appliquer d’ors et déjà à participer de son être au pays des poutres et des cloisons de fortune ou l’on allait bientôt entrer. Me rendre à l’atelier était un rite. Il y’avait surtout, entre la dernière marche franchie et le seuil de mon grenier, le couloir et sous la semelle, son plancher grinçant, comme un ricanement cynique. Je pris vite ce couloir poussiéreux et, fréquenté par ma seule personne, en adoration. Comme toutes les longues gorges sombres, parce qu’on ne sait jamais ou elles nous mènent et qu’elles ne nous dévoilent rien des secrets enfouis derrière les parois ou trop grandes ou trop petites. Ma porte était au fond, dans la pénombre insondable de cet édifice voué à la décrépitude. Et je me réjouissais déjà de la refermer derrière moi, scellant ainsi mon espace mortel. Là lorsque le soleil se faisait trop joyeux ou entêté, les parchemins se noircissaient à vue d’œil sous les assauts de mes pensées torturées.

Mais pour l’heure, la bruine emplissait la vue offerte par le vitrail qui occupait tout un pan des combles. L’épais tissu pourpre qui servait de rideau était grand ouvert. Le ciel d’encre s’étendait depuis plusieurs heures, insondable. Il était temps pour moi de rejoindre mon frère. Sade…Le connaissant, il devait errer avec délice entre les tombes du cimetière Mckeane, un des lieux de prédilection de notre duo. Mon esprit s’était trouvé agressé non sans satisfaction par nombre d’assemblages de mots et, plongé dans leur retranscrïption par la plume, je n’avais vu le temps passer. La nuit ne m’attendrait point. Sans aucune hésitation, je laissais les lieux dans leur habituel état sans dessus dessous et gravis les échelons menant à la trappe. Frontière avec l’Empire des sens. A peine était je à l’air libre qu’une brise glaciale me souhaita la bienvenue. Seul un frémissement de délice parcouru mes bras et mes pieds nus. L’horizon infini des toits semblait une invitation permanente. Debout au sommet de la bâtisse, simplement vêtu de mon éternelle chemise de lin et d’un pantalon de toile me laissant libre de mes mouvements, j’embrassais ma liberté. La lune opalescente, fidèle compagne, s’apprêtait à accueillir quelques nuages néant, annonciateur d’orage. Qu’est ce qu’un vampire pouvait demander de plus ?

Arborant mon éternel sourire énigmatique qui en faisait sortir plus d’un de ses gonds, lueur espiègle au fond des yeux, je m’élançais sur les pentes humides…Tuiles ou ardoise, rien ne pouvait ralentir ma course fluide et silencieuse. Mue par une grâce animale, je me demandais de quoi se constituerais cette nuit. Chaque crépuscule est une fête, et chaque Aube représente l’espoir du crépuscule… Mes sens développés me permettaient de m’orienter aisément, et j’aurais pu rejoindre directement le cimetière…mais je décidais subitement de faire un détour par l’Allée des Embrumes. Agir sur un coup de tête…Jouissance de mon trésor le plus cher…
Ce coin de la ville se constituait de plusieurs boutique « fourre tout », emplie d’objets plus hétéroclites les uns que les autres. Autant dire que la rue n’était pas des plus fréquentables. Peut être trouverais je quelque chose pour Sade. Notre habitude de collecter des objets rares ne nous avait pas quitté avec la mort de Maman…Emily…
Un passé devenu ma force…

Mon ombre émergea au sommet d’une rue pavée déserte, perdue dans le labyrinthe. Barjow&Beurk une enseigne à peine lisible mais évocatrice. Le gérant devait avoir quitté sa boutique depuis un moment. Je m’apprêtais à savourer une chute de quelques mètres afin d’aller jeter un œil expert sur la vitrine, lorsque mon instinct de chasseur se mit en alerte. Des pas s’approchaient. Figé, mes pupilles se ruèrent sur la jeune femme qui apparue quelques minutes plus tard dans la ruelle. Silhouette incongrue à cette heure et en ces lieux. L’inconnue jeta un œil à la ronde et disparue dans l’édifice. Curieux de nature, j’atais bien décidé à attendre ! Mes orteils narguant le sol, je détaillais à mon aise les environs. Il fallait bien m’occuper.

Les couleurs des ruelles. Jamais vives ou vivantes. Certains murs étaient repeints assez fréquemment mais on avait toujours l’impression qu’ils étaient sales, sûrement la peinture était elle même sale…Ce qui devait constituer la nouvelle jeunesse de certains bâtiments se trouvait avoir la vocation de la morosité, avant même de subir l’épreuve du temps. Et tous ces manants muent par leurs propres desseins, peu recommandables, peu ambitieux…Ces nombreuses âmes qui à défaut de savoir ou se poser volettent partout, agaçante, inutiles. Cherchant le cadavre. Multitude de réflexions dédiées à l’archipel de l’insomnie.

Enfin les grincements me ramenèrent à la réalité. Le temps n’ayant plus emprise sur ma personne, je n’avais aucune idée depuis combien de temps je me trouvais assis sur cette toiture moussue. La silhouette élancée s’apprêtait à quitter les lieux. Amusé, je me mis donc à la suivre par les hauteurs. La ruelle étranglée aurait était idéale pour un agressivement. L’inconnue s’immobilisa soudainement. Un sourire aux milles facettes illumina mes traits angéliques bien trompeurs. Loin de refléter une espièglerie enfantine, il s’agissait plutôt d’un sourire suintant l’obscénité.

Un vieil échafaudage semblait soutenir une façade qui tombait en ruine. Sans l’once d’une hésitation je l’empruntait afin de me retrouver bientôt au même niveau que damoiselle. Une cape bleue masquait des formes aguicheuses. Lueur amusée, malsaine. Je ne cherchais plus à me faire discret, j’avais bien compris qu’elle avait senti ma présence. Ma silhouette pâle s’arrêta au milieu de cette ruelle, mes pupilles grises si particulière se fixant droit devant.

Avez vous trouvé ce que vous cherchiez ?

Demandais je innocemment tandis que mon ombre inspirait la fuite.
Tel un orage imprévu je venais de tomber du ciel.

Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp
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