Présentation

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Lundi 2 février 2009





J’oscille de nuit en jour entre peines et espoirs,
Esclave et serviteur du piège de ma mémoire,
Je célèbre la mort quand tout chante la vie,
Une âme solitaire que les doutes ont ravit…


Je me souviens, glacée, de mes nuits invalides,
Du rythme lent de mes délires solitaires,
Lorsque le crépuscule m’abandonnait, livide,
Aux griffes affamées d’une lune sanguinaire.


Ô nuit, monde lointain, confusion de promesses,
Je ne déplore plus tes plaintes ni tes caresses,
J’ai trouvé l’infini au creux de ta pénombre






Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ? - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Lundi 19 janvier 2009

J’écris… Jusqu’à l’overdose et bien plus. J’écris non pas pour oublier mais pour ne plus me souvenir, un instant, de ces moments si communs et pleins de sens. Des rêves obsédants, qui ne me demandent qu’à tendre la main. Mais mes tendons sont constitués de la bienséance qui mène nos pas, mes muscles sont une savante alchimie de temps et d’argent. Le tout est bien trop court pour espérer effleurer ces fantasmes dont le besoin m’est viscéral autant que vital. L’absence du désir mène au néant, il n’empêche que dévorée par ce même désir, je suis vouée à une ardente décrépitude. Rongée par ce brasier inaltérable de pulsions que je me refuse à taire. Je n’ai jamais su doser mes passions à tel point que celles ci ont désormais une existence propre, guettant tapies entre les méandres de mon esprit bordélique, la moindre esquisse de mélancolie pour surgir et donner l’assaut de mes moindres vaisseaux. Ce fait était assez inéluctable, et bien qu’elles m’asservissent à leur tour, je ne peut nier qu’elles représentent mon salut face à un monde vil et menaçant. Fœtus d’un espoir infini qui atrophie jusqu’aux réflexes gravés au plus profond de moi même par autrui.

Je suis un noyau brut en devenir, refusant de laisser s’envoler ce qui promet de composer la chair de mon fruit futur. Décidée à choisir l’effusion de saveurs plutôt qu’une fade flagrance. Nul besoin d’engrais pour me protéger des insecte téméraires, nul nécessitée de m’emmurer dans une serre pour améliorer mon apparence au profit du goût. Je ne suis ni pomme ni banane ni orange… Pas plus que mangue litchi ou pamplemousse. Je ne suis qu’un savant mélange d’hématies et d’adrénaline entêtante, et même une longue saignée ne saurait me vider de cette bille, partie intégrante de mon être. Boulle de nerfs aux connexions nombreuses et indomptables, imprévisibles. Je suis un milk-shake dont l’absorption conduit irrémédiablement à une euphorie certaine.

 

I need Feeling


J’écris pour épancher mes fontaines interdites,


Ces cristaux d’émotions qui gênent ou bien ravissent,


Pour pardonner au temps ces longues heures maudites,

Dont les vagues ici bas quelquefois me meurtrissent.

J’écris pour que se mêlent sagesse et folies,


Pour les livres ouverts distillant l’alchimie,


J’écris pour que reviennent comme un échos les larmes,


Que s’accoutument mes fièvres à ce torrent de charme.


 


Il y’en a qui ronflent suite à un orgasme, moi je me risque à frapper enfin aux portes de Morphée après avoir réintégré une certaine sérénité suite à quelques pages noircies par une plume qui parfois m’échappe et mêle tourments et amours dans la même écume.


Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ? - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mardi 13 janvier 2009




 
J'ai le sentiment que de nos jour, adopter une attitude désinvolte là ou chacun accorde de l'importance est considéré comme de la folie.




Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ? - Communauté : Les Amis de l'écrit
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Lundi 29 décembre 2008

Il y’a la crise économique, les prises de tête entre partis et les actionnaires à plaindre. Il y’a les sabotages de lignes de chemins de fer, les procès à polémique et les restructurations…

Il y’a les exilés, les exportés, les importés, les explosés, les étiquetés, les exploités, les affamés…



En quête d'absolu, je cherche parfois à comprendre...
La Terre regorge d'argent et transpire une acide misère, sous le regard indifférent de ces nuages lourds... Sommes-nous les artisans de cette ardente folie, ou bien n'est-ce que le destin de nos lointaines origines, et les poussières d'étoiles qui nous ont tous fait naître abritaient-elles quelque orgueilleux démon ?...
Mais je ne suis pas le seul maître ici-bas, ni l'unique proie...
L'impuissante nostalgie ne doit pas être mon ultime recours face à l'arôme du désespoir, et je crois encore à l'union de quelques âmes, ensemble et plus fortes pour foudroyer ce venin...
Ce sont ces brins soyeux de confiance et d'espoir mélangés qui dirigent ma plume, et qui me permettent aussi d'attendre cette part de bonheur menant sur une route identique tracée pour tous les Hommes...
Ce sont ces brins de soie, ces simples et dérisoires mots qui fleurissent encore mon coeur...

Je vous offre cette fleur, ce soir, cette unique rose...

Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ? - Communauté : Les chroniques de la meute
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Lundi 29 décembre 2008

                                               

Suite au commentaire de Gisou, je tiens à apporter une nuance.
Il y’a une fête qui n’est pas commerciale, une fête à laquelle je suis attachée de toute mon âme. Un jour qui me fera à jamais vibrer car il s’agit bien plus qu’une coutume, c’est pour moi une source inépuisable d’inspiration, une véritable manière de vivre. Je veux parler ici des origines d’Halloween. Oui je sais, pas besoin d’hurler à l’infamie, Halloween est proche d’être l’une des fêtes qui en quelques années est devenue elle aussi source de profits ( Même s’il semblerai qu’elle ait de moins en moins de fervents patriotes. ) Mais je suis prête à parier que la moitié des personnes qui sortent faire la tournée des habitations ce soir là n’on pas conscience de ce qu’ils commémorent.

 

Lors de la grande famille qui frappa l’Irlande en 1848, les Irlandais qui émigrèrent en Amérique emportèrent avec eux leur héritage celtique. Pour ceux qui l’ignore le calendrier celte était quelque peu différent du nôtre. Leur année commençait ainsi par la « période sombre », entendez l’hiver, pour aller vers la lumière. ( Aurait on quelque chose à apprendre ? Personnellement la culture celtique me paraît des plus positives, porteuse d’un message d’espoir...) Chaque nouvelle année commençait donc le 1er Novembre. Samain. La plus importante des fêtes. C’est le temps du repos, ou la nature s’endort pour renaître au printemps. En cette période, les frontières entre le monde des vivants et le monde des morts sont abolies. Aux temps de Samonios, le passé devient présent et le futur passé…
Ces trois jours de fête sont ouverts aux milles possibles.

 

«  L’esprit des Anciens va féconder celui des vivants . Les Dieux  sortis des tertres ou des étoiles vont s’unir aux filles des mortels et régénérer la race des humains. Samain, 40 jours après l’équinoxe d automne, début de la saison sombre, aux longues nuits animées par les Feux de sortilèges et de mémoire… »

 

Les secrets affleurent. Samain. Tout s’embrume, se mêle à la nuit. Règne de l’incertain.

Les mots sont bien faibles pour tenter de décrire ce que moi même je n’ai jamais fait qu’imaginer. Inutile que je tente de poser des mots sur les vibrations qui m’emportent sans que je ne puisse contrôler la bouffée de fantastique qui me submerge à la simple évocation de l’esprit celtique. Je ne suis pas bretonne, et pourtant mes entrailles me poussent inexorablement vers cette côte et les Iles qui se dressent non loin, énigmatiques, gravant leurs sillons d’ombre dans les flots indomptables de la mer d’Irlande.

Vous excuserez mes mots quelques peu confus et précipités, mais le véritable esprit "d’Old Hallowmas"  ne s’explique pas, il se vit.

 

Par Hunvreet - Publié dans : Et ailleurs ? - Communauté : Les Amis de l'écrit
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