Présentation

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Dimanche 28 décembre 2008



L'art sous toutes ses formes. Disons que je pourrais me noyer sans apréhension, aucune, entre les feuilles d'un bon roman dont le nombre de pages a trop tendance à terrifier les générations en devennir, je pourrais aisément passer ma vie entre les murs d'un musée dont les énigmes sont bien trop ignorées, et que je n'hésiterai pas une seconde à fusionner avec le fauteuil d'un cinéma ou d'une salle de théâtre...
Comme dirait mon Père à propos du prix d'une place :
 "Ca coûte moins cher qu'un paquet de clopes, et ça dure plus longtemps!"
Bien dit le Padre ! Et pourtant suis je la seule à avoir le sentiment de représenter une éspèce à part entière ? Pourquoi la plupart de mes congénères me fixent ils de leurs yeux globuleux éberlués lorsque j'annonce que je préfère nettement passer ma soirée au cinémateur, et ce au profit d'une sortie en boîte... Pourquoi ais je l'impression que mes propos sont voués a n'avoir pour seuls interlocuteurs les murs environnants lorsque je tente de lancer un sujet autre que la dernière élimination à la star ac ?
Est ce ma faute si de nos jours être inculte et sans vocabulaire est considéré comme la dernière tendance ? 
Si à l'esprit de la majorité être jeune s'est s'abrutir en ne s'intéréssant à rien d'autre que sa personne  ou engraisser hollywood tout en représentant le jeune consommateur modèle, je veux bien prendre quelques années.




                                                                  

          Bref tout ça pour dire que vous pourrez trouver ici critiques littéraires, cinématographiques, théatrales... 
Vos avis me sont aussi précieux alors n'hésitez pas à commenter!
 




[Ceci est de la totale prétention de ma part...
J'avoue que ça fait tellement de bien de temps en temps!
MOUAHAHAHA]

Par Hunvreet - Publié dans : Critiques en vrac - Communauté : Mouffles’Communauty
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Dimanche 28 décembre 2008

J’aime pas noël… Rectification, je n’aime plus noël…

Une certain révulsion face à ce qu’il tend à devenir. Une nouvelle date au tableau de chasse de ce que nous nommerons « société de consommation ». Car après tout la réclame contemporaine nous abreuve comme chacun sait quotidiennement de ses spots emplis de sourires gerbants vantant les mérites d’un quelconque produits qui une fois entré dans nos murs aura vocation a pourrir dans un coin. Mais preuve que la communauté qui vit grâce a ce pernicieux commerce a été initiée aux concepts de notre bon vieux Freud, quand bien même chacun d’entre nous ai vaguement à l’esprit ce trafic autrement nommé propagande, notre inconscient reste la cible visée… Immanquablement et immuablement. L’omission est bien plus aisée ici encore que de risquer de se laisser dépasser par les évènements. L’humanité n’est qu’un troupeau planétaire.


Erigeant barricades et hautes murailles entre notre foyer et une réalité particulièrement carnassière, mes parents ont toujours su nous tenir éloigner des crocs aiguisés de cette habitude bien trop répandue à céder bien trop facilement aux affres des devantures de rayons de grandes surface et aux nombreuses tendances éphémères. En cela j’en ai conscience, je leur dois mon âme suintant le désir d’atteindre l’inatteignable ; un total libre arbitre. Chaque année nous avions droit non pas comme le commun des mortels à un tas de cadeaux répartis devant nos trois paires de pantoufles…Non… A l’aurore de ces feux 24 décembre, c’était à celui qui se lèverait le plus tôt pour découvrir l’énigme à résoudre afin de déterminer quel paquet appartenait à qui. Autant vous dire que le salon sommeillait encore lorsqu’il se trouvait investit par nos yeux pétillants. Nos noël nécessitaient une matinée entière. Et derrière ces emballages fait par les mains précises et irremplaçables des lutins dont l’identité n’a jamais été soupçonnée, jamais je n’ai trouvé le visage hideux d’une barbie, déformé par la vision sociétaire d’une beauté à atteindre… Bien sur comme j’en ai petit à petit pris conscience, cette fête prônant la famille dans son intégralité n’était pas non plus exécutée de la même manière que par nos voisins. Chez nous il s’agissait de papa maman et nous. A coté une petite dizaine de voitures. J’avoue qu’aujourd’hui encore bien de secrets me restent inaccessibles sur les confrontations au sein même de notre lignée. Bien des jours j’ai maudit ce passé qui me laissait pour ignorante, j’ai maudit ces coups de téléphone qui faisait fuir ma mère dans la pièce adjacente, j’ai maudit ces discussions à voix basse, ces sujets évités soigneusement, ces regards détournés. Souvent j’ai haïs le grenier de rester désespérément silencieux. Et puis j’ai apprit à désirer. Avec la mort d’une grand mère au visage à peine ébauché dans ma mémoire je me suis découvert un coté fouine. Et désormais je vit avec cette détermination qui me ronge lorsque je suis obnubilée par cette période muette. Des allures de quêtes. On se divertit comme on peut. Longuement je me suis passionnée pour l’archéologie et l’histoire des peuplades mystérieuses. Au final, tandis que le programme de première me donne l’impression de faire de l’économie plus qu’autre chose, j’ai peut être trouvé une nouvelle source d’inspiration.


M’enfin bref tout ça pour dire qu’il y’a trois jours c’était noël… Contrairement aux années précédentes, aucune guirlande de chaussettes n’a prit place au dessus de la cheminée. D’ailleurs cette dernière est restée éteinte. Après tout on a changé de chaudière, pas besoin de gaspiller des bûches. Et puis alors qu’il était prévu d’aller profiter de la neige dans le trou du cul du monde, nous sommes restés dans notre confort serein, cernés par la civilisation. A la limite. Mais le sapin est arrivé lui aussi en retard… M’enfin, à la limite. Oui mais ajoutez a cela un détachement de la part de toute la famille, vous obtiendrez la fuite de l’esprit de noël. Bien sur je ne me place pas à l’extérieur du lot. D’ailleurs je pense avoir été l’une des premières à rester indifférentes à l’approche de la date fatidique, comme j’avoue m’être endormie sans difficulté. Au final c’est sans surprise que j’ai découvert au matin trois tas de cadeaux bien distincts. J’ai même constaté avec amertume que même après une grasse matinée, tout était revenu à la normale avant midi. Ce noël m’a glissé entre les doigts. Ou plutôt je l’ai laissé passer en l’observant de loin, absente. A peine murmuré, le 25 décembre n’est déjà plus qu’un souvenir. Ce que j’ai eu ? Des emportes pièces (J’avais eu le malheur de confectionner des sablés bretons maison la semaine d’avant… Encore heureux que je n’ai pas fait le ménage récemment, j’aurais reçu un balai.) et… Une tablette graphique. Heureuse ? Pour sur, mais sourire mélancolique au coin des lèvres.

 








 ( Uhmmm sans commentaire,
il s'agit là de ma première espérience
avec la tablette graphique.)

Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ? - Communauté : Les Amis de l'écrit
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Mardi 23 décembre 2008
Réalisé sur Vipera Evanesca
Personnages :  Desdemona Follow : Elias Joyce et moi même
Titre :  How to entertain a kid who is also your song

« Connaissez vous la gente sorcière, celle qui fit fondre un cœur de fer ? Celle qui transforma son tortionnaire, le grand inquisiteur, qui lui ouvrit son cœur… »

Elle était là, en contre bas, ignorante du projecteur qui collait à son ombre comme un acteur inconscient, pris au piège de son double jeu. Ou qu’elle tenta de fuir, cette prestance aveuglante ne la quittait guère, la laissant facilement repérable à ce regard transcendant qui n’avait de cesse de l’étudier dans les moindres détails, et qui ne tarderait pas à devenir indissociable de la sorcière maintenant qu’elle était suivie de prêt par une silhouette inconnue et pourtant déjà familière…Et elle aussi bien peu discrète face aux sens vampirique du Joyce motivé par une promesse inscrite au plus profond de son être. Qui lui tenait à cœur aurait on pu presque dire… Elias. Neveu de sang… Elias, demi vampire… Elias demi sorcier… Elias Joyce. Un garçon frêle et au charisme certain même si involontaire, qui aurait pu ouvrir l’appétit d’Eze si derrière cette candeur en apparence bien passive il n’avait découvert un fort potentiel. Rien n’était encore prouvé, mais il était décidé à faire de ce neveu, désirable ou non, un digne descendant de la lignée Joyce. Alimenter la mémoire de Sade en faisant de ce gamin un être tout aussi craint. Sade… Disparition brusque, sans préavis. Digne de cette famille en réalité. Mais Zech ne pouvait se résigner à accepter l’impossible évidence. Une vérité bien trop apparente qui lui laissait suggérer bien d’autres possibilités. Et la présence qu’il sentait parfois habiter les bourrasques montant des profondes forets vierges ne faisait que conforter la tête bornée dans ses pensées. Néanmoins même s’il restait persuadé que sa moitié errait sous une quelconque forme en un point lointain du globe, la haine à l’égard de celle qui avait semé les graines des différents maux qui avaient gagné l’esprit et les profondeurs habituellement inatteignables de son frère demeurait inchangée. En vérité elle ne faisait que s’accroître avec le temps. A croire que son existence entière avait été destiné à cet affrontement. Qu’importe, la conclusion de leur conflit qui semblait être tellement dans l’ordre naturel des choses, aurait tout le temps de se laisser entrevoir. Pour le moment la priorité allait au garçon.

Encore fragile, et donc influençable… Période idéale. La venue d’un nouveau vampire en ce monde ne passait jamais inaperçue pour les intéressés. La communauté gagnait un membre. La famille Joyce une nouvelle tête, une nouvelle renommée. Cette recrue n’était pas encore parfaite, mais de cela Zech s’en arrangerait. La tache de l’éducation lui incombait comme l’exigeait la lignée ainsi que sa rage vis à vis de la mère biologique. N’a t’on jamais vu un Joyce élevé autrement que par un membre de la famille ou dans le cas des deux frères par l’expérience brute de la vie impitoyable ? Ezechiel prendre en charge un morveux ? C’est ti pas beau ? (larme à l’œil) Moui bon on a sûrement vu bien plus coutumier et moins risqué, mais après tout vous connaissez cette tête brûlée d’Eze. ( Comment ça vous ne préférez pas ?) Brefff ! Dans tout les cas cette perspective vaut largement celle de l’éducation d’une mère peu scrupuleuse. (ou pas) Et puis les discutions à ce propos sont à exclure, la destinée d’Elias prenait déjà consistance dans l’esprit de son oncle.
Depuis que son neveu avait vu le jour, le vampire gardait donc continuellement une parcelle de son esprit tourné vers lui. Et c’est ainsi que quelque jours auparavant il s’était approché au plus près du gamin. Assez prêt pour que le rayonnement de son âme vampiresque trouve échos n la créature qui habitait le corps d’Elias sans que celui ci la soupçonne. La journée s’était soldée dans le sang, au grand dame des Follow qui prirent conscience que le garçon entrait dans l’âge de découverte. Pour le moment les quelques fois qu’il avait été dominé par sa véritable nature, son oncle avait ressentit l’incompréhension et l’appréhension face à ces actes incontrôlés… Face à cet individu inconnu qui prenait son identité… Evidemment, les débuts d’un vampire étaient loin d’être de tout repos et indolore. Mais lorsqu’Elias aurait goutté sans retenue à l’élan de liberté qu’offrait sa condition, il ne douterait plus.

Ainsi donc mère et fils étaient de sortie, l’oncle tant redouté sur leurs pas, incognito. Ceci expliquait effectivement cela ; il était bien rare de voir le jeune Joyce de sortie par un temps pareille. Il était en effet à noter que l’astre solaire était au rendez vous et qu’une douce brise encore fraîche, témoin d’un hiver qui peinait à céder la place au printemps balayait les toits. Ceux là même qui supportaient la silhouette animale d’Eze. Lorsque Desdemona profita d’un banc vide, le jeune vampire se figea en aplomb du bâtiment qui devait bien abriter quatres ou cinq appartements. Immeuble à la façade quelques peu décrépie, aux pierres qui s’avouaient en certaines parcelles vaincues par le lichen. Gargouille dantesque immobile, se dérobant au regard des passants éventuels, il se focalisa sur le jeune garçon. Déjà doté d’un tempérament exacerbant, il tentait non sans faire usage de charmes qu’il savait siens en temps qu’enfant, de convaincre sa mère de lui acheter quelques friandises. En vain… La sorcière resta sourde au caprice du gamin qui termina dans les bras de sa mafieuse de mère. Sûrement devait il ignorer ce dernier point d’ailleurs… Comme bien d’autre. Zech ne doutait pas que détourner Elias de sa mère serait chose aisée… En revanche il se questionnait encore sur les réactions de ce dernier quand à le rallier à la cause vampirique. Preuve en fut les termes employés par le gamin à propos de son père. Un lâche ? Heureusement que la silhouette haute comme trois pommes était rattaché à Eze par une promesse inébranlable. En cas contraire il aurait subit le même sort que ses victimes habituelles, ou toute personne assez audacieuse pour insulter son frère.

Le duo s’activa de nouveau. Le Joyce en profita pour se rapprocher toujours plus des deux êtres qui avaient désormais chacun une place bien précise dans son existence. L’un certes bien plus avantagé que l’autre n’étant pas fiché comme ennemi. La présence proche de Zech eut pour effet de faire remonter en surface l’être qu’Elias ignorait. Vampire. Mieux valait pour lui qu’il l’adopte au plus vite avant qu’il ne soit déchiré entre cette présence indésirée et une volonté contraire à sa nature, persuadé par sa mère qu’il n’était pas un monstre. Monstre… Vocable dénué de toute contenance, et qui avait permis aux moldus, faute d’oublier les abjects êtres parcourant ce monde, à se persuader qu’ils leurs étaient étrangers. Ces désignations multiples ; fils du diable, créatures de Satan et j’en passe n’avaient en réalité fait que les conforter dans leur terreur. Pitoyable. Elias apprendrait à se délecter de ces appellations.

- Foutaises. Elle te ment. Montre lui ta véritable personnalité, qu’elle voit de ses propres yeux à l’instant même, la nature de tes actes, Elias. Peut-être fera-t-elle preuve de plus de franchise après ça. Du sang Elias, rien de plus. Et… Tiens, tiens, tiens. Une parfaite victime s’offre à toi, petit. Ne déçoit pas ta mère.

Il tenta de résister un instant en regardant avec horreur une fillette s’approcher de lui. Ezechiel se pencha toujours plus, narguant le vide. Nul échappatoire possible. Desdemona ne lui serait d’aucun secours, d’ailleurs elle l’observa avec stupeur. Enfin le véritable descendant de la lignée fit son apparition, non sans la délectation de l’oncle qui ne perdait aucunement la scène. Le comportement du garçon prenait échos dans les actes passés de Sade.
Mais les imprécations de la mère agirent telles une douche froide sur le jeune homme. Qui de nouveau se retrouva dans l’étreinte nullement protectrice de la mafieuse. Rire âpre et amère.

Chose bien trop aisée que de te prendre dans ses bras… Pitoyable ! Elle vient de te soutirer ta proie, regarde elle ne veut qu’une seule chose… Mord la !

Mais le vampire s’était à nouveau retranché derrière l’amour maternel. Le Joyce à genoux et larmes aux yeux amena un grognement sourd chez son oncle quelque peu déçu. Mais il s’y attendait. Si la tache avait été aussi simple que quelques paroles chuchotées à l’esprit de son neveu, il n’aurait sûrement pas accepté de le prendre en charge. D’ailleurs cet étrange lien de l’esprit qu’entretenait les deux Joyce était loin de prendre fin. Enfin, pour le moment, le seul qui en avait conscience était le seul à l’utiliser.
Desdemonna devinant soudainement la présence indésirée de son beau frère se leva brusquement, espérant se montrer menaçante baguette à la main. Un sourire carnassier éclaira les traits du destinataire des paroles qui montèrent dans un ciel azur. Utiliser Elias ? Mais il ne faisait que lui dévoiler ce qu’elle même lui cachait A la grande surprise des quelques personnes connaissant la tête brûlée, celle ci ne répondit pas. Focalisé qu’il était sur le jeune homme, il ne pouvait se permettre de se soucier de la mafieuse. Chaque chose en son temps. Et puis elle était en train d’apparaître sinon folle en tout cas relativement dérangée auprès de son fils, et Zech n’aurait nullement voulu gâcher l’instant. D’ailleurs le garçon plongea ses pupilles imprévisibles, marque des Joyce, entre les cheminées, à l’exacte position ou se trouvait sa gargouille d’oncle. Découvrant pour la première fois le regard opalescent, à la fois carnassier et chargé de milles promesses indéfinissables et inéluctables, à jamais dans son ombre, il n’en profita néanmoins que quelques secondes. En effet le vampire s’effaça dans le décor sous le regard de son public désormais pleinement conscient de sa présence. Elias avait désormais confiance en « la voix » comme il nommait celui qu’il ignorait être son oncle.

Desdemona, prenant sûrement conscience de la distance de son fils à son égard cru finalement bon de se rattraper en lui faisant part de l’identité de son géniteur…Enfin. Le frère de Sade restait non loin, et le lien de sang qu’il partageait avec Elias ne lui épargna pas la vive réaction de ce dernier. Monstre. A nouveau. L’enfant devenait un embryon d’adulte, conscient que son monde ne se révélait pas si rose et calme qu’il l’aurait voulu. Nouveau sourire de la part de Zech. Ainsi soit il. La sorcière venait de marquer un bon point en révélant elle-même la nature du gamin. Mais elle se trompait en pensant réussir à la maîtriser. De même qu’elle se fourvoyait en pensant que Sade avait réfréné sa nature. Son frère s’était tout simplement retrouvé ensorcelé. Dangereuses créatures que ces femelles aux baguettes magiques. Leurs sorts n’étaient nullement à craindre pour les vampires, mais leurs sentiments se révélaient être des plus vils. Contaminé. Sade avait été contaminé voilà tout. Et Zech savait au fond de lui que ce dernier prouverait avant longtemps qu’il n’avait été que temporairement détourné de sa seule et véritable nature.
Une douce euphorie s’écoula en Zech à l’instant même ou son neveu appelait de lui-même la créature qu’il était à jamais. Cette fois la présence de son oncle n’était en rien responsable de son état. Mais décidée à faire rempart contre le vrai visage de son fils, Des l’emmena elle seule savait ou, ignorante que déconcentrer un vampire lors de sa chasse était un acte irréparable.
L’embryon de Sade était désormais pleinement réveillé en Elias. Et l’avenir s’ouvrait désormais sous ses pas de vampire.  

Ezechiel sourire aux lèvres disparut dans l’horizon qui se chargeait en électricité. Le temps contre toute attente se révélait être bien imprévisible, à croire qu’il était inextricablement lié à l’existence de certains. La journée avait été concluante, au delà de tout espoirs. La vengeance prenait forme, doucement mais sûrement. Et le neveu promettait d’être digne de porter le nom tant redouté…
JOYCE
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp
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Mardi 23 décembre 2008
Son ultime sensation fut celle de la rotation de la terre. Ramené par la même à une entité des plus moindres…Qu’importait l’espace et le temps, l’environnement entier aurait pu le digérer sans laisser la moindre trace, il aurait regardé sa propre volatilisation d’un œil absent.

« Elle porte mon enfant. »

Pardon ? Oui Eze aurait bien imploré son frère de répéter… Espérance veine que ces paroles ne soient qu’un canular monté de toute pièce. Oui c’était cela, une absurde pièce qui se jouait sous ses yeux…Mais les Joyce n’avaient pas pour habitude de discourir des heures perdues. Du moins sauf en certaines circonstances délectables et voulues qui généralement consistaient à faire usage d’un humour noir envers une quelconque autorité. Alors ? Hallucination ? Zech se serait bien accroché à cette hypothèse improbable, sa dernière prise de stupéfiant remontant à plusieurs semaines. ( Ben oui, quand l’éternité s’ouvre à vos pieds vous pouvez bien mener toutes sortes d’expériences… Et puis ce qui affectait les mortels ne faisait que décupler à un point jamais atteint les instincts du vampire. Mais cela est une autre histoire que nous aurons en bien d’autres occasions le temps de développer. ) Finalement le jeune homme tourna lentement ses pupilles suspendues en un suppliant espoir vers son frère. Mais Sade s’était détourné. Visage perdu entre les pavés rongés par quelques pousses vertes qui tentaient de reprendre l’avantage.

Carapace maudite. Etrange comme l’anatomie veut toujours vivre. Même un suicidaire à une telle difficulté à se débattre contre son propre corps…Son âme dit oui, mais son corps refuse. Situation assez comparable à celle du benjamin au même instant. Il aurait été jusqu’à implorer le ciel qu’il n’avait jamais considéré qu’habité par les astres de le foudroyer ici et maintenant, sans autres concessions que d’avoir à la fois bénit et maudit sa nature qui en faisait une créature de l’enfer. Mais il savait oh combien les cieux restent à jamais muets et frigides. Après tout ce n’était pas la première fois qu’il se tournait vers l’inexistant. Un sourire féroce s’abattit sur ses traits dantesques. Bientôt suivis d’un ricanement âpre, qui tel une lame se ficha profondément dans le corps des deux spectateurs présents. Oui ce n’était pas la première fois qu’il souhaitait s’enfoncer six pieds sous terre, au cœur même de cette planète qui l’avait enfanté. Il n’était que le résultat d’une équation foireuse…Représentant du chaos vital à tout biotope, mais dont bien des êtres auraient souhaité ne jamais connaître l’existence. Vampire. Ce n’était pas la première fois non, et d’ailleurs son précédent souhait n’avait il pas était exaucé ? n’était il pas désormais tout ce qu’il y’avait de plus mort ? Il est inutile de décrire le genre et le degré de réduction et de désintégration qui se produisirent sous les yeux du couple opposé par nature ; mais il est permis de mentionner qu’en dehors de l’aspect extérieur du visage et de l’attitude, Ezechiel Joyce n’avait pas du avoir un jour grand chose de réellement humain. 

Après cette longue absence, que d’aucuns aurait pu traduire par un acte de détresse, le jeune vampire reprit plus que jamais contenance. Son cadet ne daignait l’affronter à nouveau du regard. Qu’a cela ne tienne. La flamme moldue l’avait atteint et semblait avoir rallumé le cœur de marbre qui l’avait jadis sauvé des griffes d’une existence morne de sorcier déchu. Partagé entre une certaine compassion ( à l’égard de son frère bien entendu…vis à vis d’une toute autre personne cela reste bien entendu impossible. N’oublions pas que ce vocable n’est même pas censé faire partie de son vocabulaire. ) et une révulsion certaine ou encore une déception viscérale, la silhouette d’Ezechiel se tourna brusquement vers la jeune femme. Brasero ardent hélas inconsumable, gobant le moindre atome d’oxygène. L’air devint étouffant tandis que lui même semblait s’imposer de toute sa stature. Ses canines comme animées de leur propre vie paressaient onduler dans l’ombre, frémissante, prêtes à sauter d’elles mêmes à la gorge de Des. Et pourquoi pas s’y enfoncer jusqu’à rencontrer l’être dont les battements de cœur emplissait l’ouïe de Zech. Le narguant dangereusement. Aussi longtemps que l’on croit à la possibilité d’un salut on s’énerve, on s’angoisse. Quand on comprend qu’il n’y’en a pas, on devient zen et charmant. Puisque l’on courrait à l’ignominie, autant jouir de l’événement. 

« Non effectivement, notre dernière rencontre est restée dans notre mémoire commune. »

Haleine exhalant la charogne. Mémoire commune… Sourire exquis suintant d’un ardent affront. Il venait de sous entendre leur point commun. Et il était sur qu’il n’était pas au goût de son interlocutrice de se savoir partager un quelconque passé avec lui. Passons. Un détail parmis tant d’autre. Sans laisser le temps de la réplique le maître des lieux et de la scène prit un malin plaisir continuer sur sa lancée.

« Nous ne pouvons prédire l’avenir et pourtant… Si je glisse dans la peau d’un moldu, je peux assurer que cet objet ne va pas tarder à rencontrer le sol… »

Sur ces mots il laissa choir une seconde lame sortie de nulle part. Dangereux prestidigitateur. Quelques peu rouillée mais gardienne du souvenir. Ainsi le premier couteau indiquant à Sade ce qu’il était prêt à faire et désormais celui qui avait accompagné la fuite de Des trois ans auparavant se trouvait réuni. Duo salvateur ? Signature inoubliable de sa présence.

« Et cela car vous êtes ancrés au passé. Car vos acquis ne sont que ceux de vos ancêtres. Car votre assurance n’est issue que de lois définies en un certain contexte que vous appliquez en toute circonstance. Mais imaginez qu’un jour un facteur inconnu entre en jeu…Qui sait ce qu’il adviendra. Méfiez vous, votre audace ne vous sauvera pas une troisième fois. A l’avenir assurez vous que la personne qui tombe dans vos filets n’entretient pas d’immuables liens du sang. »

Enigmatique ? Pour tout esprit atrophié sûrement. Mais ses propos étaient des plus limpides…Que la sorcière n’espère pas lui échapper une fois de plus, tout cela n’était que le prologue d’une nouvelle traque. Bien plus sanglante. Et qui comme il l’avait sous entendu n’aurait rien de semblable aux précédentes. Elle aurait bien plus à craindre maintenant qu’elle avait réussi à l’opposer à son cadet. Bien d’autres facteurs aggravant risquaient d’entrer en jeu. Et même en venant d’outre tombe, le jeune vampire pouvait encore grandir. Un nouveau seuil venait d’être franchi dans la folie destructrice.

Sans plus attendre l’abomination disparue par là d’où il était venu, adressant un dernier regard à son frère. Non pas chargé d’incompréhension. Il l’avait su. Oui il l’avait toujours su que cet instant se produirait, comme si tout était déjà inscrit des les profondeurs inconnues de sa chaire putréfiée. Un regard plus fraternel que jamais peut être. Résolu. Oui, Zech était résolu à laisser Sade terminer cette affaire. Peut être par là même occasion espérait il que celui qui était aussi têtu que lui prendrait il la « bonne décision ». Qu’importe, il venait de céder au seul être pour qui il éprouvait une once de respect et il souhaita en quittant les lieux que Sade ferait bon usage du répit qu’il offrait à celle qui avait ouvert la boite de Pandore.

Une brise quelque peu plus rassurante remplace la présence indésirable d’Eze.
Au loin un hurlement carnassier. La bête est aux abois… Guette, invisible.
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp
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Mardi 23 décembre 2008
Le toit céleste n’était qu’un linceul à l’image de l’esprit d’Ezechiel. Altercation sans merci des différents courant d’airs, chauds et froids. Lutte éternelle qui se terminait habituellement par l’anéantissement de toute forces diamétralement opposées. Englouties par le néant, abandonnant derrière elles un champs de dévastation qui s’étendait bien plus loin que l’horizon. A l’image de l’âme du vampire. Terrain vierge, terrain vague ou venait s’entasser émotions et sentiments oubliés. Avec le temps, il avait apprit à faire remonter ses doutes, ses angoisses pour les comprendre et s’en servir. Si l’évolution était la caractéristique de la vie, l’entropie était celle du mal. Et les traumas contribuaient a cette destruction chaotique de l’être.
Sade le rejoignit en quelques pas qui se voulaient assurés. Duo lié par les liens immuables du sang. Rêves, secrets, passé…Les Joyce partageaient tout. L’univers de l’aîné était celui du benjamin. De tout temps ils s’étaient confondus l’un dans l’autre, bien plus précis qu’un simple reflet. Quelque soient les circonstances ils trouvaient chez l’autre oreille attentive. Zech se laissa happer par le regard de celui pour qui il aurait sans hésiter fait aveuglément don de sa vie. Sa moitié affichait un air sur de lui. Et pourtant au fond de ses pupilles diaphanes, il crut déchiffrer une once d’appréhension. Il n’avait réellement pas prévu sa présence incongrue. Et il lui cachait quelque chose. Les deux frères possédaient la clé de l’autre. Ils étaient seuls a détenir les codes de lecture de ce qui les composait. Et pourtant, en cet instant tout deux semblait s’être clos à la l’introspection de l’autre. Contenant les lambeaux de haine qui ne demandait qu’à s’échapper de leur prison de marbre, Eze reporta son attention sur la sorcière aux paroles de son frère. Celui ci s’efforçait de maintenir une distance entre la jeune femme et le jeune vampire qu’il devinait mue par ses plus bas instinct.
Desdemona observait la scène figée. Yeux grands ouverts…Remarquez, elle faisait peut être bien…Qui sait ce dont aurait été capable le jeune Joyce durant un battement de cil  ? A l’inverse des vivants ce dernier bénissait la fuite du temps. L’unique lumière de son existence avait été sa mort. Et désormais il bénissait les astres qui se succédant scandait le rythme lent et sur qui conduisait chaque être à son inéluctable sort. Après son trépas Zech n’avait plus été présent à son absence, il n’avait plus eu de chair pour contenir son vide, il était devenu le néant au lieu de le vivre. Le néant qui absorbait toute retenue.
Sade n’avait aucunement l’intention de se débarrasser de celle qui le rendait esclave. Esclave de ses pulsions humaine. Mélancolie et amour ? Bien impropre à un vampire de son rang… La discussion qu’ils avaient eu sur les rives du Loch Ness n’avait laissé le Ezechiel indifférent. Si son frère ne pouvait voir clair dans le jeu de la sorcière il avait le devoir d’éliminer cette la menace qu’elle représentait. Il devait rétablir l’honneur Joyce. Son aîné le remercierais plus tard, lorsque le voile qui l’aveuglait actuellement se lèverait. A nouveau la voix de ce dernier s’éleva jusqu’à l’oreille du Vampire en chasse, froide, quelque peu hésitante. Révélant par là même le véritable visage de cette altercation.

« Non tu as raison…C’est toi qui as la chance d’être une victime de cette sorcière. »

Vif, insaisissable, il s’approcha dangereusement de Desdemona dont le sort laissait insensible la façade dans laquelle elle n’aurait sûrement pas manqué de jeter un sort pour s’y fondre entièrement. Véritable tête de mule, même le second Joyce ne pourrait le raisonner. Pour ceux qui avaient grandit a la lumière, tuer était un acte ignoble qui cristallisait leurs peurs et leurs tabous, leurs interdits. Pour lui qui avait grandit dans les méandres souterrains de sa personnalité, tuer pouvait être l’acte suprême de révélation de soi. Tuer devenait l’unique moyen d’exprimer ses passions d’éprouver du plaisir. Respirant le vent de panique qui fusait vers sa proie, Eze plongea ses doigts à sa ceinture. De l’éternel pantalon en toile qui n’était autre que sa seconde peaux, il dégagea un objet qui scintilla dans un pale rayon irréel sortit d’on ne sait ou. Une lame. Effilée et lisse que l’on devinait issue d’u autre âge. Couteaux qui devait paraître bien familier a la sorcière. Dans un sourire des plus ironique le vampire tendit son bras nu et le laissa tomber. Tintement sur le pavé qui fut accompagné d’un éclat de rire mauvais, tranchant le silence oppressant, étouffant. Un cauchemar ? Mais cela venait juste de commencer ! Ayant fait du cas de Desdemona une affaire personnelle, Zech avait fait omission de son frère. La bête frôle le visage candide de la femelle. Chuchotement d’outre tombe :

« Pourquoi cet air si sérieux ? »

Il possédait le rire. D’aucuns aurait conclu que c’était un homme, d’autres, une majorité, que c’était le diable.
Puis aussi soudainement qu’il s’était mis en marche, il se figea. Regard porté en contrebas. Sur ce qu’il ne pouvait accepter. Un battement…Deux battements…Quatres ? Etait il possible que ? Ses pupilles se firent suppliante devant l’évidence. Détaillant Des de ses pupilles animales alertes, il examina l’esquisse des cernes, les lèvres pincées…Les frissons qui parcouraient cette peau d’albâtre. Etait ce à cause du souffle du vampire si proche ?
Perdu Eze plongea dans les profondeur de la conscience de la jeune femme niant les faits. Se saisissant avec une force brute des bras de Des, étreinte qui interdisait tout mouvement, il articula difficilement, réfrénant le loup et le vampire qui lui hurlait de sauter à la gorge de la malheureuse.

"Se retirer ? Mais nous venons à peine d'être présentés!"
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp
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