Présentation

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Lundi 22 décembre 2008
Rien n’est vierge comme de tuer…Cette sensation ne s’apparente à aucune autre. On tressaille de plaisir tout d’abord en certaines régions puis l’extase fugace gagne la moindre parcelle oubliée. Un tel exotisme libère. Il n’est pas de plus radical exercice de la volonté de puissance. Sur Un être dont on ne sait rien ou au contraire les révélations les plus secrètes et inavouables on prend le pouvoir absolu. Et en tyran qui se respecte, on y a pas trace de culpabilité. Une montée d’adrénaline accompagne immuablement cet acte, en catalysant la jouissance.
Certain tuait pour l’argent…Certainement y trouvaient ils une volupté étonnante…Mais ceux là était contraints de garder leur sobriété, rester sur leurs gardes afin de ne pas risquer de ce faire submerger par ce torrent de sensations exquises, innommées et innommables… Au risque que leur travail perde sa qualité. Ezechiel qui n’était soumis à aucun aléa de sa conscience avait tôt fait d’atteindre le paroxysme de l’ivresse lors de la plupart de ses crimes, point de non retour ou personne n’avait encore mis les pieds. Douce euphorie qui était vite devenue un besoin jamais assouvi. Frénésie qui s’approfondissait à chaque nouvelle expérience,  au hasard de ses proies.
Radicale absence de nostalgie au souvenir de ce qu’il avait été autrefois…Un humain parmis les mortels. Jamais il n’aurait pu assassiner de la sorte. Son esprit alors restreint à un mince champ libre aurait eu à vaincre des obstacles en nombre. Maintenant qu’il se trouvait totalement maître de lui même, il avait accès au moindre possible s’offrant à lui. Si vous définissiez l’orgasme comme de la chair saturée de pensée, vous obteniez le quotidien de cet impudent vampire seul dirigé un libre arbitre que certains aurait désiré des plus restreints. Si en cours de route il perdait de son ardeur, il la ranimait à grand renfort de mise en scène. Pour que le fantasme soit efficace, il fallait l’effusion de sang. Extravagances qui n’étaient en revanche pas du tout au goût de ses victimes qui en faisaient les frais. Cet animal était en tout cas, avec sa créativité débridée, un danger pour tout ordre établit.

Sa longue silhouette filiforme au teint cadavérique non sans lui apporter une beauté certaine n’avait pas esquissée un mouvement, se trouvant toujours face à la sorcière. Cette dernière ayant assimilé l’incertitude du lendemain n’était plus mue que par son instinct de survie. Son regard parcouru d’ondes imperceptibles faisait sans nul doute échos à ses méninges fonctionnant à toute allure.
La brume daignait enfin s’évaporer devant cet étrange couple issu du hasard de cette nuit de Juin, cédant la place à un orage venant du sud, tel un démon traquant sa proie sur ses pattes de foudre. Allait il venir jusqu’à tenir compagnie à Ezechiel ? L’ombre dantesque se révélait petit à petit sous son véritable aspect. Vêtements léger couvrant à peine sa peau d’albâtre qui loin de craindre les courants glacés s’en abreuvait. Une chemise de lin aux allures d’antan, un vieux pantalon de toile remonté jusqu’à ses genoux, délaissant ses pieds éternellement nus offerts aux quatre vents. De longues cicatrices à peine visibles incrustées sur son corps témoignaient d’un passé à jamais présent. Finalement, peut être aurait il mieux valu préférer le brouillard et l’incertitude. Eze qui avait gardé son âme de gamin espiègle mêlait charme intriguant et dangereux…Attitude mystérieuse aguicheuse et funeste.

Les affreux brouillards poisseux continuaient à monter des bas fonds de son âme tandis qu’autour de lui le peuple geignait dans son sommeil. Avec une déférence impudente habituelle, il se permit de sourire impudiquement révélant une dentition impeccable qui ne demandait qu’à faire de nouveau ses preuves. Sans tenter de le faire en douceur, le benjamin des Joyce esquissa quelques pas vers sa proie. Des fois qu’il aurait oublié sa présence réelle et ai confondue sa voix avec sa celle de sa conscience. (Elle est pas blonde après tout ? *ZBAFF)

« Vous vous fourvoyez vous même.. Si je suis vos dires, ma liberté prendra fin lorsque la votre vous sera rendue… »

Tout à ses paroles, la créature venait de serrer le poing droit. Métaphoriquement, il avait en main le destin de son interlocutrice. Jointures closes sans espoir d’ouverture. Attitude obscène, Zech lécha avec délice sa main recourbée.
Absence de gène, absence de cœur. Cet espace de souffrance et de plénitude n’habitait plus sa poitrine. A la place il y’avait une pompe mécanique facile à ignorer. Il n’avait jamais été un Rodrigue de toute manière.
Les paroles ensuite lancée par la jeune femme provoquèrent un sursaut des plus amusés chez l’ombre frémissante. Ainsi l’audacieuse s’avançait en terrain inconnu ? Entre deux éclats qui à coup sur ne manquèrent pas de se faire retourner les morts dans leurs tombes, il fixa intensément son interlocutrice. Long silence pesant dont il se savait être le maître. Silence bien indéfinissable…Nul n’aurait su dire s’il allait se jeter sur cette victime inconsciente ou bien lui répondre. Après deux longues minutes, la seconde option se dégagea.

« Le plaisir est délectable à partir du moment ou il suit un profond désir. Qu’importe ensuite le temps. Qui n’est d’ailleurs pas le même à notre échelle. »

Toujours ce même sourire qui le rendait imprévisible.
Il avait le verbe froid comme la mort.
Il était de nouveau toujours plus proche. Animal ne cessant de porter des attaques jusqu'à épuisement inconscient de la proie. Prenant ses distances pour fondre à nouveau, toujours plus précis, plus tranchant. Intelligence éruptive et néfaste pour l’être vivant.
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp
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Lundi 22 décembre 2008

Il n’avait pas bougé. Vision cauchemardesque nappée d’une brume irréelle, empruntant plus qu’une attitude , une allure diabolique au fur et à mesure que le temps s’écoulait… En vérité, rien ne prouvait que ce dernier n’était pas figé. Isolé dans la réalité de cette ruelle fantomatique, le monde extérieur semblait bien lointain. Rien…La ville avait disparu, invisible, inaudible. Pas un souffle pas un bruit excepté peut être l’échos déformé par l’atmosphère pesante de quelques vieux volets bringuebalants et surtout le grincement lancinant de deux canines aiguisées… En attente d’une nouvelle séance de dégustation. En attente d’un petit quelque chose à se mettre en travers de la gorge. Un bout de temps qu’il n’avait pas actionné sa mâchoire parfaite, capable de broyer le plus réticent bout de chair… S’impatienter ? Qui ne le serait pas face à son assiette ? Mais Eze savait profiter de l’instant et bien qu’il s’avoua qu’il aurait donné cher pour un apéritif, il se résolut à ne pas gâcher le spectacle de cette proie dont on ne pouvait nier le cran. Ainsi tel le sieur face à son bouffon (héhé pas frapper) Ezechiel acceptait de bonne grâce les rebondissement auxquels était soumis le corps de la jeune femme.

Pris d’une soudaine inspiration, le « jeune » vampire qui se trouvait en parfaite symbiose avec les lieux se mit à siffloter l’air d’un vieux film qui lui trottait dans la tête… Enfin vieux…Quelques années tout au plus. Un de ces longs métrages visionné dans une salle vide et miteuse d’un quartier moldu fréquenté par quelque colporteur et famille sans le sous. Les déchets jonchaient le sol poussiéreux s’entassant au pied du grand drap blanc faisant office d’écran. Zech n’avait jamais porté trop attention aux personnes dénuées de magie…En fait il n’avait jamais vraiment porté attention aux personnes autre que vampire qu’il jugeait être la race noble par excellence . Le reste ? Du superflu, un  simple garde manger comportant son lot de surprises.
Néanmoins il ne pouvait empêcher ses yeux diaphanes de noter deux ou trois détails de ce monde ignorant la baguette magique . Au cours de ses déplacements il avait appris à se repérer dans les quartiers…Il lui suffisait de jeter un œil aux poubelles…S’il ne découvrait ni ordure ni poubelle il était dans un quartier très riche. S’il trouvait des poubelles mais pas d’ordures l’endroit devait être riche. S’il voyait des ordures à coté des poubelles le quartier était touristique ; lieu idéal pour trouver des mets exotiques.  Si son regard accrochait des ordures sans poubelles il était assurément dans un coin pauvre . Enfin, lorsque les gens habitait dans leurs ordures à l’image de cette rue, pas besoin de vous annoncer le montant du salaire des habitant. Passionnant passe temps. Ben oui Zech était en vérité un ado je m’en foutiste et des plu flemmard lorsqu’il le voulait. Libre comme l’air, il pouvait bien prendre son temps à détailler ce qu’il voulait, la crainte d’être en retard quelque part ne le connaissez pas.
En équilibre sur son lampadaire il semblait détaché du moment présent. Etrange paradoxe que cet être pensif surplombant la jeune femme effarouchée mue par un instinct de survie remarquable. Inconscient mais remarquable. Le fait que le vampire prenait son pied face au malheur des autres était indiscutable…C’est alors qu’à la mélodie entonnée succéda un refrain. Voix mélodieuse qui aurait pu être charmante si l’oreille n’avait pas perçut les mots l’accompagnant.

I see a bad moon rising
I see trouble on the way
I see earthquakes and lightnin'
I see bad times today


Petit déjà Eze avait le don d’énerver autrui en se comportant comme s’il rêvassait alors qu’en vérité il suivait la scène, attendant le moment propice pour sortir une remarque salace inattendue qui aussitôt fermait le bec aux personnes présentes. Aujourd’hui cette attitude ne faisait que renforcer la descente aux enfers.
Elle était à ses pieds. Tendue mais aux aguets. Sourire carnassier tandis que le sifflement devenait un son guttural émis par les tréfonds de sa gorge. Le moment était venu. Outre son estomac sujet à quelques gargouillements, il savait que s’il laissait trop de répit à sa victime celle ci se conforterait dans un espoir d’échappatoire. Et cela n’avait jamais rien de bon. Oh pas qu’Eze ait peur de perdre sa proie du soir non…Seulement toujours cette problématique de ne pas brusquer une chair tendre. Et puis même si une courte course à l’issue connu ne lui aurait pas fait de mal, il préférait autant la remettre à plus tard. La flemme du dimanche soir dirons nous…Ses canines dépassant légèrement avec le désir de mordre et le proche dénouement de cette rencontre, Ezechiel se laissa de nouveau tomber en arrière. Il n’était pas fait pour être chauve souris. Malgré son agilité indéniable, il s’agitait bien trop. Enfant intrépide il avait été… On ne se refait pas.

Il ne rencontra que du vide. Hésitant à émettre un grognement étouffé, un rire déjanté se décida à éclater de sa personne. Il ne s’était pas trompé, elle devait être magicienne. Le vampire s’était doucement laissé berner. Une illusion. Il sentait sa présence à l’endroit même que foulait ses pieds nus et pourtant…Personne. Mais il s’avérait dangereux de jouer avec le feu. Surtout lorsque le foyer s’avère être un vampire. Les yeux diaphanes d’Ezechiel s’injectèrent subitement de ruisseau rougeâtre. En colère lui ? Sûrement pas. Non, il avait faim, et la fuite de son repas le rendait dangereusement fou a lier. Elle allait s’en mordre les doigts. En comparaison il avait jusqu’ici était calme. La silhouette du jeune Joyce s’enfonça dans la gueule béate des ténèbres, émettant un rire nerveux annonçait sa présence. Puis bientôt se fut le silence. Palpable. La bête était en chasse, sourire carnassier aux lèvres. Finalement cette nouvelle traque n’était pas pour lui déplaire au contraire…L’inconnue en ceinte n’avait pu aller bien loin. D’ailleurs les narines frémissante de Zech suivaient déjà la piste d’une euphorie toute proche. Sur qu’elle avait devait croire qu’il ne lui restait qu’a saisir sa chance pour échapper aux griffes de cette nuit funeste. Mais si cela était aussi simple, les vieillards racontants des légendes sur les vampires seraient bien plus nombreux…

Une respiration haletante s’éleva sur ses flancs. L’ombre aux traits déformés par une satisfaction meurtrière se figea un instant. Chaque pores de sa peau captait la moindre donnée. Air rendu moite par la terreur et la sueur…Battement tentant en vain de ralentir. Elle était juste là. L’esprit machiavélique de Zech l’imagina en train de se tenir une main devant la bouche, risible tentative pour se rendre invisible. Nouveau rire irréel. A l’entendre Eze était bon à enfermer dans un asile. A nouveau son cri distordu après avoir rebondit sur des obstacles inconnus s’envola vers les cieux qui l’accueillirent instantanément. Avant même que l’échos ne se perde au fin fond de l’allée des embrumes, Ezechiel avait disparu. Silencieusement, gracilement. Redoutable par ses gestes imperceptibles, il se retrouva derrière la silhouette de la jeune femme qui désormais se dessinait dans la brume opaque. Sans attendre un quelconque feu vert les dents pointues fusèrent au creux de la clavicule. Un éclat immaculé qui bientôt s’enfonçait sans résistance dans une peu tendre ardemment désirée. Déjà quelques gouttes rougeâtres perlaient à la surface, s’émerveillant devant l’éclat scintillant de l’astre lunaire. Ezechiel avait prit la précaution de maintenir fermement les deux bras de sa proie collée contre son tronc. Il ne voulait pas prendre le risque de recevoir un coup d’ongle. Ou de ce bout de bois qu’ils appelaient baguette…
Aussi vite qu’il était apparu tel un oiseau de proie, le vampire se fondit à nouveau dans la pénombre. Savourant le lambeau arraché dans un recoin, il en oublia sa victime tant le met était délectable. Ses pupilles démentes souriaient en attente de la prochaine bouchée. Sa voix s’éleva…Dur du ciboulot ? Que nenni. Juste qu’il faisait chaque chose en son temps…

Les recettes sont nombreuses. Cuisiner une proie ne se fait pas sans expérimentations… L’êre humain devrait apprendre à varier les plaisirs…Vous ne pensez pas ?


Terminant sa phrase sur une question, il réapparu face à la jeune femme, attitude carnassière, avec l’intention de reprendre une bouchée.

Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp
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Lundi 22 décembre 2008
Ezechiel percevait la femme dépouillée de tout ce qui fait habituellement la personnalité humaine. Ces traits que l’on adopte sans savoir si il s’agit vraiment de ce que l’on est, de ce que l’on vaut. Le masque de la bonne figure, de la sympathie. Ou dans certain cas d’une assurance certaine, une attitude hautaine qui au final ne tenait pas bien longtemps dans des situations critiques. Une énième chose qu’il prenait avec délice ; se retrouver face au vrai visage de cette piètre humanité. La nuit révélait les vrais visages… C’était même à lui qu’incombait le privilège suprême de faire tomber ces façades courageuses et audacieuse. Il ne connaissait rien de la vie de toutes ces âmes incertaines qu’il croisait et pourtant, il n’avait pas besoin de plus d’une lune pour les cerner et, à de très rares exceptions , en faire le tour. La proie de cette nuit était peut être en déplacement professionnel mais par un malheureux hasard, elle se retrouvait dans son plus simple appareil face à cet être sans scrupules et sans foi.

Pas de destin à voir dans cette rencontre fortuite à l’issue des plus incertaines. Cela n’aurait été que faute de jugement. Un vampire… Enfin, ne nous mettons pas à faire des généralités, on trouve des parias dans toutes les races… Zech donc prenait plaisir à surgir à l’improviste, déviant les cours les plus tranquilles. Fauteur de trouble ? Comment ça ? Non, disons plutôt que c’était un des seuls êtres à avoir su préserver son total libre arbitre. Il laissait son instinct, association subtile de fluides primitifs et évolués guider ses pieds nus. Ainsi même inconsciemment il mettait à bas les statistiques établis par les plus grandes nations et les organismes les plus réputés. En effet certains affirmaient que même les plus malchanceux n’aurait le loisir de rencontrer un vampire qu’une fois durant leur existence. Sage déclaration. Avoir le privilège d’imprimer visuellement plusieurs visages de prince de la nuit était impossible pour ceux qui finissaient dans des caveaux – lorsqu’ils avaient de la chance…les autres restaient officiellement « portés disparus » - Qui sait avec le temps peut être se mettrait on à fabriquer à la chaîne un répulsif miracle. Ou à la manière de cet homme ayant inventé la pénicilline, un produit à injecter dans le sang pour être dispensé de cette rencontre avec « ces démons ». Prendrait on la peine de préciser qu’un rappel était obligatoire tout les trois ans ? Juste des fois que…

Bref, libre comme l’air aurait pu donner libre comme Eze. Prétentieux ? Mais n’avait vous donc pas remarqué que cet adjectif, comme bien d’autres était indissociable de son élégante personne ? Et puis le monde aurait il pu se passer de ce noble peuple ? A l’image des meutes de loups n’était il pas utile pour délester les sociétés des charognes puantes et insoupçonnables ? Et toutes ses brebis galeuses broutant aveuglément une herbe grasse et fraîche que l’on laissait pousser avec soin, juste histoire qu’elles aient de quoi s’occuper afin de ne pas porter leurs regards inexpressifs sur ce qui les entouraient…Enfin il est vrai que tout cela n’est qu’essayer de se faire l’avocat du diable. Car même si parfois le choix de ses victimes s’avéraient bénéfique pour une société de toute façon jamais reconnaissante, Ezechiel ne possédait pas dans ses critères le fait de « faire le bien sur son passage ». Il le réservait volontiers à d’autre. Pour sa part il estimait ne plus faire partie de ce monde. Il était le chasseur et ces silhouettes en contrebas, errant toutes inlassablement ses proies. Du reste il n’en avait que faire. C’était son plaisir pervers avant tout.

Toute ces pensées remuées presque inconsciemment lui avait considérablement ouvert l’appétit. La silhouette gargouillesque s’autorisa un sourire sans retenue. Après toutes ces études et cette mise en « condition » venait la mise en bouche. La lueur faussement amicale qui illuminait jusqu’alors ses pupilles opalescente accueillit  chaleureusement des leds pourpres carnassières. Un regard qu’on ne pouvait jusqu’alors soupçonner, qui patiemment restait en coulisse. La silhouette vive et imprévisible que l’inconnue aurait mieux fait de garder à l’œil s’élança silencieusement le long du vieil échafaudage qui semblait soutenir les briques d’un rouge sang fugace. L’allée prenait en cet instant toute son ampleur. Une brume – dont l’existence sournoise n’aurait été révélée si un félin noir d’encre n’avait pas attiré l’attention à l’angle du proche bâtiment - se déversait sur les pavés humides et glacial, épousant le sol inégal. Noyant tout d’abord les pieds de la jeune femme, la brume devint purée de pois, s’épaississant à vue d’œil pour devenir en quelques minutes un épais voile opaque incertain. La visibilité devenu nulle n’inquiétait guère le jeune homme aux sens aiguisés. Dans cet étrange univers gris qui profitait de chaque inspiration pour figer les viscères, Ezechiel prit plaisir à se noyer dans l’ambiance électrique. Les êtres humains ont peur du noir parce qu’ils attendent le jour pour voir…Sans se douter que la vue peut être remplacée par d’autre sens. Le vampire restait tout de même à l’affût du moindre éclair suspect, sa victime pouvait très bien avoir une baguette…

Il se trouvait désormais non loin de la position de l’appétissante inconnue. Elle n’avait pas encore fuit, lucide la femelle. Si elle se mettait à courir dans l’instant, aveuglément, sa vie prendrait fin encore plus prématurément.
Eze délaissa les tubes métallique pour se percher sur un lampadaire qu’il savait en face de lui. Autre avantage, il possédait une mémoire impressionnante qui enregistrait, sans même qu’il n’en ai conscience, les moindres détails.  L’échafaudage produisit un son mat qui se propagea non sans faire penser à un grincement d’agonie dans l’air frémissant. Les lampadaires londonien doubles (une ampoule de chaque coté – oui c’est précis ) accueillent régulièrement des chauve souris qui profitant de la place prennent l’habitude de s’y percher en famille. Dans des gestes empreints d’une grasse animale, il se renversa en cochon pendu, tout cela sans dévoiler sa position par un quelconque son traître. Sa mine charmeuse aux deux pupilles flamboyantes se retrouva à hauteur de la nuque de l’inconnue. Il la sentait tendue à l’extrême et pourtant loin de renoncer à essayer de garder son calme et rester maître de ses émotions. Il s’adressa à sa proie dans un chuchotement funeste.

Navré, j’espère que ce n’est rien de grave…

Phrase en suspens…. Qu’espérait elle, peut être qu’il ait pitié ? Ezechiel retint un éclat de rire et pour détruire dans l’œuf l’espoir qui pourrait à nouveau renaître en elle, il donna un coup de langue sur une maigre parcelle de peau découverte, juste derrière l’oreille. Puis en un éclair il redevint de nouveau statue sur son poteau délavé .

Je connaissais quelqu’un qui, à chaque levé de soleil embrassait ses proches comme s’il n’allait jamais les revoir… Pour lui, on ne savait jamais de quoi pouvait être constitué une simple journée, et il ne voulait pas imaginer mourir sans avoir pu dire aurevoir aux êtres qu’il chérissait…

Un rire des plus glauques trouva son chemin jusqu’à la voûte étoilée masquée par ce brouillard fumeux.
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp - Communauté : âme d'artiste ...
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Lundi 22 décembre 2008
Le corps est une grande source de référence pour aider à prendre conscience de l’état d’une âme. Le corps est tout simplement merveilleux. D’autant plus pour un vampire. Une source de plaisirs infinis, inextricables. Le corps, un plaisir aux multiples ramifications… Le plaisir charnel évidemment, qui vient à l’esprit de temps de mal élevés mais tel le meilleur des vins, peu savent réellement en profiter. Zech aimait abuser de son libre arbitre, prendre son temps. Tout d’abord la robe, ou l’apparence.
Le plaisir du regard, le corps s’offrant aux pupilles transperçantes…un examen qui exigeait qu’aucune impasse ne soit faite sur le plus invisible détail. Une marque d’un trop plein de soleil par exemple, chose qui déformait hélas bien trop de corps de jeune femme comme il avait pu le constater. Mais à Londres le risque de trouver ces esquisses approximative était moindre. Evaluer la surface…espérer que la proie soit conforme aux attentes… L’idéal ? Une peau ni trop mate ni trop brillante. Un juste milieu qui assurait l’acidité du met en bouche et l’explosion de saveur sur le palet.
Puis le plaisir des réactions. Tel que pour mettre en évidence « la jambe du vin », s’amuser quelques peu avec sa victime afin de lui faire exhaler le juste parfum. Déterminer les moindres nuances de cette personnalité inconnue. Connaître sa richesse . Sentir ses narines s’emplirent d’un corps débordant d’un trop plein d’adrénaline inutile car sans espoir de voir l’aube. S’amuser des moindres tentatives du pauvre être pris au piège de la toile invisible.
 Enfin, une multitude d’émotion procurée par cet amas informe que tous ont pris l’habitude de nommer corps. Les sens affûtés du peuple de la nuit permettaient nombre de perspectives inimaginables par le commun des mortels. Un univers qu’Ezechiel avait délicieusement fait sien et dont il gardait secret les plus savoureux  instants.
 
L’astre lunaire braqua un instant son projecteur opalescent sur le regard translucide du « jeune » vampire. Des ténèbres s’élevèrent  vivement deux perles des plus inquiétantes. Carnassières ou émues face à ce plat digne d’un resto des plus cotés ? Nul n’aurait su dire. Aussi fugacement qu’elle était apparue, cette lueur machiavélique sombra dans la pénombre alors que la lune se repliait derrière son tamis nocturne, tel un insecte glissant à l’abri du prédateur. Faisant fit de la gravitation, Eze venait de bondir jusqu’à l’échafaudage encore proche. Aucun don emprunté à une chauve souris à voir là - bien que l’action eut donné à cette silhouette sauvage l’illusion de voler - non, juste un don inné pour la grimpette. Encore que, à ce qu’il avait pu entrevoir, n’importe quel prince de la nuit crapahutant sur les toits possédait finesse et agilité. Désormais noyé dans le néant, en parfaite osmose avec son environnement – on aurait pu se demander s’il n’était pas l’esprit de ces lieux d’ailleurs – la tignasse blonde pu détailler à nouveau tout à loisir la jeune…la jeune quoi d’ailleurs ? Magicienne ? Annimagus ? Moldue ? Cette dernière hypothèse était la moins plausible. Qu’irait faire un de ces êtres chez Barjow en pleine nuit ? Quand au reste… Quand bien même elle n’aurait été qu’un cadavre animé par un quelconque sort puant de ces pantin si fier de tenir une baguette, Ezechiel l’aurait dévorée corps et âme.
Elle ne paraissait pas avoir saisit la nouvelle configuration qu’il imposait. Ou plutôt n’en avait elle pas eu l’occasion ? Mettant à profit sa vue perçante par cette nuit avancée qui promettait de se couvrir, il se fit spectateur de son malaise. Etre femme...Il était heureux d’être mâle. Ses pieds nus narguant le vide, il se prit à prendre un instant en pitié la gente féminine. Donner la vie, un pouvoir ? Une malédiction ! Lui qui pouvait la prendre sans état d’âme l’aurait crié haut et fort. Néanmoins Zech ne se serait jamais amusé à qualifier le sexe opposé d’invulnérable. Les femelles possédaient un esprit dont bien des hommes avaient fait les frais. A commencer par Sade. Se laissant envahir par les vagues de mal être qui submergeaient l’inconnue, il se laissa aller à des pensées concernant son vis à vis. Il avait trouvé sa moitié totalement transfigurée et l’origine en était…un plat ! Il secoua ses traits charmeurs inutile de tenter de faire entendre raison à un Joyce, la leçon viendrait d’elle même, avec l’aide du temps. Mais il veillerait à ce que cette histoire trouve fin prématurément

Son interlocutrice se releva, pantelante. La peur s’insinuait en elle. La peur de ne pouvoir faire face aux événements comme elle l’aurait souhaité… Elle avait du cran, il ne pouvait le nier.  Et une audace qui lui venait de quelque part. Il n’avait qu’a trouver où pour voir ses yeux ou se mêlaient angoisse et défi  se tarir jusqu’à laisser une orbite inerte. Disloquer l’esprit d’un être vivant happé par son désespoir. Ezechiel ne connaissait rien de plus gouttu. Lui laissant le temps de se reprendre, il laissa sa mémoire prendre - comme rarement elle en avait l’habitude – le pas sur l’instant.

Quatre planches au sommet d’un saule. La jeune tête blonde écoute vaguement un vieux poste de radio, relique d’un grand père inconnu. Entre deux monde, quelques mots plante leurs invisibles crochets dans les tréfonds de son esprits.
« Si tu es une bonne mangeuse de viande, il est impossible que tu ne sois pas quelqu’un qui garde de la rancune, du ressentiment envers quelqu’un d’autre que tu n’exprime pas tout ce que tu as vécu depuis ton enfance que tu gardes tout cela en dedans. Et cela se manifeste par ta façon de manger. Tôt ou tard ton corps aura à en souffrir de cela si ce n’est déjà fait… »
Le reste ? Envolé dans les feuillage tandis que le petit corps anguleux sombre dans une inconscience protectrice.


Sourire indescrïptible. A en souffrir ou à en vivre. Une brise glaciale transportant d’irréelles dagues  affûtées caresse la musculature de celui dont déterminer l’âge est impossible. Peut être pas plus de 26 ans ? En apparence… Sans plus bouger, Ezechiel dont les lueurs d’encre lui donnent des allures de gargouilles reprend d’une voix amusée.

Pour quelqu’un qui se dit curieuse je vous trouve bien pressée…
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp
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Lundi 22 décembre 2008
Difficile de résister à la curiosité. L'âme de la femelle exerçait un attrait incroyable pour quelqu'un dénué de tout sentiment conciliant, de tout souvenir baigné d’amour. C'est un peu comme lorsqu'un montreur de curiosité apparaît sur la Grand Place du village. Tous les badaux accourent, intrigués par l'étrangeté qui se meut devant leur nez. De même, le vampire était fasciné par cette jeune femme porteuse de vie. Car ses quelques paroles lancées dans l’air moite n’aurait pas eu lieu d’être sinon leur sens sous entendu. Du moins le sens que Zech s’était chargé de leur imposer.
Malgré les airs maître d’elle même que l’inconnue s’efforçait de se donner, il avait conscience de la plus infime partie de ce corps cintré par l’élégante robe encre. Chacun de ses sens s’était fait le mirador des moindre changements notoires, physiologiques comme physiques de son interlocutrice. Des plus imperceptibles aux plus prévisibles…Qui sait, il avait déjà assisté à des gestes désespérés. Quelques visages cadavérique de victimes passées , tentant pitoyablement de surprendre cet être sensible au moindre frémissement d’air par leur baguette voletèrent dans un coin de son esprit machiavélique. Le dernier de ces risibles pantins était toujours porté disparu, son corps démembré ayant du finalement faire le bonheur des parasite de la Tamise. Une chaire trop rance, un arrière goût entêtant des plus désagréable…Non les Joyce surveillaient tout de même leur alimentation. A ses débuts, le jeune vampire avait été surpris de ce que pouvait révéler ses papilles quand à l’existence de sa proie. Ici un notable pourriture des plus infâmes, ruinant le premier client venu…Là l’exquise douceur encore sucrée de la jeune fille s’apprêtant à s’ouvrir à la vie…A l’aube de la femme…
Bref, ces lettres en apparence anodines mais à la mélodie funeste venaient de conforter Ezéchiel dans ses suppositions.

Etrange comme un esprit ayant quelque chose à cacher se révéler facile à berner…Celui de la jeune femme n’échappait pas à la règle. Attentif aux mélopées énigmatiques s’échappant des lèvres de la silhouette planante, il avait saisit avec précision et sans confession le mot par lequel il se savait directement concerné. Elle s’était sentie visée. Se croyant alors percée à jour, tout son être s’était figé. Une fraction de seconde. Amplement suffisant pour la présence glaciale qui s’était insinuée en elle dans l’attente de la moindre anomalie. Myocarde désorienté. Et pourtant un battement sourd subsistait dans ce qui n’était qu’un amas de tissus filandreux baignés d’adrénaline. Le fœtus, même s’il partageait les émotions de celle qui l’abritait, ne devait en aucun cas se sentir concerné par ce qui se passait dehors, dans ce monde à quelques centimètres et pourtant si lointain…et qu’il devinait par dessus tout abject et emplit de bien des maux. Non vraiment le nid chaud qu’il affectionnait tant n’était pas prêt de se voir abandonné.
Un sourire béat illumina le visage à la candide impudence du jeune homme. L’inconnue s’était livrée d’elle même en tombant à plate couture dans le grossier piège étendu devant elle…Ezéchiel avait tissé précautionneusement sa toile, et elle commençait d’ors et déjà à réduire le champs d’action de sa proie. Mais il ne voulait pas l’effrayer. Non pas immédiatement. D’abord il voulait jouir du spectacle d’une mère prête à défendre l’étincelle de vie qu’elle portait en elle, aboutissement de sa propre existence des plus déplorables. Un gloussement rauque et ricocha sur les briques effritées, si bien qu’au final personne n’aurait su dire d’ou il était partit. Le plateau d’argent contenait un dessert en plus du plat principale. C’était bien la première fois. Il fallait fêter ce moment unique. Aussi l’ombre était elle décidée à prendre le plus grand soin de sa victime. Se délecter de cette humaine qui verrait peu à peu ses stratagèmes s’effondrer…l’habiter et déclencher les valves de l’angoisse qui se ferait toujours plus présente dans cet entrelat de conduits…S’immerger dans la terreur qui céderait place ensuite à la conscience des derniers instants. Aspirer cet ultime souffle, chargé des plus infimes bonheurs mais surtout, surtout de tout les remords, des souhaits inaccomplis…La salive affluait entre ses canines immaculées, pire cauchemar justifié de bien des être dans ces quartiers. La jeune femme ne pouvait que se blâmer d’être au mauvais en droit au mauvais moment. La perception du vampire capta les méninges de cette dernière qui s’était mises à carburer. Il l’imagina en train de se forcer à ne pas paniquer, à résonner vite et efficacement…S’il avait eu des babines nul doute qu’il se les auraient léchées depuis un certain temps. L’avenir était pour elle bien incertain…

Nouvelles paroles éphémères. Un sourire entendu pétilla sur le visage de charognard d’Eze . Elle espérait gagner du temps ? Très bien, lui il avait toute la nuit et même les premiers rayons du soleil ne l’affolait pas. Certes il n’en raffolait pas, mais il pourrait les supporter pour cette apparition, perspective d’un repas divin. D’ailleurs il faudrait qu’il pense à en garder un peu pour Sade, il n’en demanderait pas mieux…Le seigneur du soir laissa l’atmosphère lourde amener quelques frisson sur la femelle, lui laissant amplement le temps d’être gagnée par l’incertitude. Puis finalement, d’une voix des plus amusée, il daigna se prêter au jeu, appuyé contre la façade effritée.

Les vampires ne sont pas de bons informateurs pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont généralement que faire des intérêts autre que les leurs. Ceci dit, il est vrai que certain sont prêt à laisser entrevoir une partie de leur information glanées personnellement contre une belle bourse. Encore faut il réussir à arriver jusqu’à lui et à le convaincre…M’enfin certain ont essayé et ont réussi, pour découvrir par la suite que d’autre ayant payé quelques sous de plus se retrouvait avec deux ou trois détails en plus. D’autres ont eu la brève pensée de se dire qu’ils aurait mieux fait de ne pas mêler l’un de ces êtres à leurs affaires.
Pour résumer, les vampires sont le plus souvent imprévisibles.


Sourire amical comme s’il s’adressait à une amie de longue date. Le terme ami étant bien entendu absent de son répertoire, son masque impudent et glacial se contenta de planer derrière ses pupilles pétillantes, signe qu’elle se fourvoierais en croyant son air de faux semblant. Nouvelle tirade volontaire. Il se plaisait à laisser ses victimes espérer ^^

Mais pourquoi cette question…Votre future progéniture aurait elle déjà un chemin tout tracé en temps qu’indic ?

Toujours cet air chaleureux contenant un échos indéfinissable à faire frémir un macchabée. Zech venait de l’annoncer clairement. Comme à une réunion de la gente féminine se résumant à discuter de l’événement tant attendu qu’était la naissance, et à se questionner quand à l’avenir du futur marmot.
Cette fois ci, il fixait de son regard translucide la jeune femme, un air alléché côtoya son attitude amicale.
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp - Communauté : Les Amis de l'écrit
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