Présentation

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Dimanche 26 avril 2009
Vous êtes délicieusement fou

Sourire pervers. Il jouait, décuplant son désir et sa faim en une vaste bulle invisible sur laquelle la réalité et la raison n’avait aucune prise. Il jouait, et son attitude n’était pas sans rappeler les bagarres ancestrales avec son frère, lorsque les deux jeunes gens se disputaient non sans véhémence une part de viande. Il jouait, cernant avec délice les états d’âmes oscillants de la conscience de sa proie.
Celle ci semblait après avoir voulu à son tour dans un accès de désespoir tenter de cerner l’être de la nuit, tenter de s’éveiller de ce cauchemar. En vain elle instaura un semblant de périmètre de sécurité autour de son ventre bombé. En vain puisque le jeune homme qui n’était que frissons d’impatience inhiba toute tentative d’éloignement en se glissant à nouveau contre cette peau suave…Au parfum rehaussé par les perles de sueur désormais nombreuses.

On ne tente de définir que ce qui nous échappe.

Chuchotement qui empruntant au ton romantique ne faisait qu’adouber la situation qui si elle n’était pas aussi désespérée aurait pu être qualifiée de grotesque. Le silence seul étendait son règne semblant se déverser de l’ombre du vampire. Un ectoplasme régit par des pulsions électriques que l’imagination distinguait sans mal, établissant une similitude parfaite avec ces monstres des grandes profondeurs, bien mal connus sinon au travers des récits noirs des fonds de bibliothèque. L’origine et la finalité de toute chose, terrifiant par sa vérité et sa franchise. Car nul secret ne coexiste dans le silence pur. Et nombreux étaient ceux qui par de vains discours inconsistant tentait de le taire, craignant de se retrouver submergé et noyé par cette immensité révélatrice de toutes infériorités. Seul subsiste alors l’essentiel. Une course insensé pour taire cet empire par quelques paroles. Mais tout ce qui le met en sourdine ne le rend que plus criard. Tenter de bâillonner le silence ? Peine perdue. Plus on le conjure, plus il est présent, écrasant l’inconscient sous son poids. La parole l’érotise et finalement ne le rend que plus désirable.

Entamant une valse diabolique, il s’empara du corps qu’il voyait déjà inerte, posant avec une délicatesse feinte une main dans le bas du dos de la sorcière. La deuxième soulignant les deux marque de canines. Ca sentait le Sade et l’alcool à plein nez. La femelle avait du tenter de nettoyer le tout, espérant par là même faire disparaître ce mauvais souvenir. Sourire mesquin. Sade…Il ne finissait même plus ses repas ? Qu’a cela ne tienne… Forçant toute résistance, Ezechiel plongea sa tignasse depuis longtemps résignée à son état chaotique au creux de l’épaule de la jeune femme, tout en la maintenant fermement afin de prévenir une quelconque réaction.
L’espace absorbait le temps et le matérialisait en étendues sublimes. Il faut dire que les pupilles de notre ami bénéficiait d’un formidable point de vue. La vastitude transfigure l’être humain en fragment, en tout petit morceaux installé dans un temps limité mais évoluant dans l’éternité d’une perspective à perte de vue. Tétanisé par la beauté partout présente, réduit à cette pointe acérée de conscience par laquelle advient le réel sublime, Zec s’expérimentait sur le mode de la perception pure ; l’œil ouvert aux dynamique des changements de couleurs, l’oreille aux aguets traquant le bruit mat d’un battement de cil, les narines dilatées pour tenter vainement de saisir les odeurs du crépuscule mêlée à la flagrance des palpitements du vivant, la peau du visage offerte aux vents, l’être tout entier dilué dans le spectacle, l’attention subsistant pour conserver en lui la part active de sa conscience prête à sombrer dans la majesté des choses vues. Le vaste coïncide avec la démesure, l’immense. Il effraie, soumet l’homme aux angoisses de sa condition de particule impuissante, d’infini petit. Suivant le torrent de ses pensées, le jeune homme offrait dans l’absence de luminosité, une parfait image dantesque. Comme à chaque fois qu’il embarquait sur le radeau intime de son âme qui restait dans sa majorité inaccessible même à lui, il fit peu à peu abstraction de l’espace et du temps. Animal il n’était plus que sensations et impressions. Son regard demeurant d’un noir néant.

Il en arriva à s’enivrer des émanations olfactives du fœtus, perceptibles par lui seul. Se demandant par là même occasion ce qui avait poussé cette femelle à obtenir un steak miniature. Sûrement représentait il une nouvelle responsabilité, pour se convaincre qu’elle avait prise sur sa vie. Car après était on capable de prendre soin d’un nourrisson lorsque sa propre vie est totalement désorganisée et nous échappe. Ou peut être encore était ce la volonté de caresser l’illusion d’un accomplissement personnel. Qu’elle puisse se rassurer inconsciemment d’avoir réussi quelque chose. Encore que pour acquérir cette certitude fallait il attendre de voir la tronche du gosse. Ou était ce encore au nom d’un égoïsme à combler dont le jeune vampire était convaincu de la présence dans les fibres de cette sorcière. Rendre sa vie plus joyeuse, perdurer au delà d’une mort qui devait lui être tellement familière qu’elle ne doutait plus d’être un jour touchée par elle. Il faut dire que la volonté d’enfanter un de ces mioches était rarement désintéressée. Un instinct de survie propre à cette espèce finalement. Refusant d’accepter l’irrémédiable, à savoir que le monde tournerait tout aussi bien sans elle.

Cette réflexion amena une fois n’est pas coutume, un rire guttural chez cet être dénudé de tout respect ou de toute condescendance. Véritablement lamentable, voilà ce qu’il en pensait de cette décision mûrement réfléchie ! Sans préavis ses canines au bord de l’apoxie à force d’attendre, plongèrent vers ce cou, promesse d’ivresse. Les substances illicites qui étaient déjà en Zec se mélangèrent en une explosante alchimie tandis que les premières gouttes gagnaient le fond de sa gorge. Les deux dents de l’animal étaient fichées à l’exact emplacement que celles du frère qui l’avait précédé.
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp - Communauté : Mouffles’Communauty
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Lundi 13 avril 2009

De l’art pour tous !


Y’en a qui voudrait fomenter une révolution contre le fric…
Ce serrait se rendre aussi grotesque que ces feuilles de papier et ces pièces faussement clinquantes.
On nous abruti…

Les musées deviennent une oasis que l’on rend toujours plus désirable. Vomissent des serpents encore aveugles de leur dernière mue. On aimerait que le tout se fasse sous l’œil condescendant de ces feux artistes dont la parole ignorée peut être modelée à loisir. L’état dénigre la culture… Et les contraintes qui auraient pu être source de renouveau ne donnent que naissance à de lamentables exploitations. Le serpent voudrait s’abreuver à la source, mais celle ci est gardée farouchement par quelques rapaces aux becs avides de profits. Et ce sont ceux qui apportent la boustifaille qui ont droit de regard sur qu’elles résurgences laisser découvrir. Pendant que le reste de la substance vitale croupie hors d’atteinte. Et pendant ce temps, certains bourg fermentent dans leur passivité. A croire que la seule ambition des hauts lieux que l’on dit aujourd’hui culturels est de s’improviser chaque jour en un nouveau disneyland.

De la culture pour tous !

Du Picasso au coin de la rue, à coté de ce SDF
 qui n’a certes pas besoin de cravate pour se perdre en contemplation.

Du dali devant la mairie,
devant le fleuriste dont le seul vice est d’avoir un jour un peu trop forcé sur la bouteille.

Mais sont ce les seuls noms à retenir ? Pourquoi 3, 4 ?

Je veux du Bacon au marché, sur la camionnette de mon boucher...

Et tous, partout, tout le temps.


Moi je propose de répartir les œuvres d’artistes dont chacun a le mot à la bouche entre les petits musée qui n’ont pas la prétention de respecter un chiffre d’affaire, et aux cotés de ces grands maîtres vulgarisés, faire découvrir des noms qui se valent tout autant mais qui, noyés sous le dédain attendent toujours les quelques regards interloqués qui , en se portant sur eux, les feront enfin exister.


De l’art pour tous !

Voilà un motif valable de révolution.
Le reste…
Le reste, si chacun cessait de se complaire à qualifier chacune de ses motivation
par le désormais commun adjectif " utopique " et bien peut être,
oui peut être bien qu’on ferait avancer les choses.









[VOTEZ POUR MOI]
:sarcastic:

Par Hunvreet - Publié dans : Critiques en vrac - Communauté : Mouffles’Communauty
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Lundi 13 avril 2009
Sa soif augmentait de minute en minute et devint si véhémente qu’il en aurait pleuré de désir. Il se força à chercher par delà la volupté de la chair, comme une volupté cachée, histoire de ne pas succomber dans l’instant. Son sourire ne faiblissait pas, au contraire il avait tendance à s’étendre. C’était à se demander si le cadet des Joyce n’avait pas servit de source d’inspiration aux sculpteurs de gargouilles. Après tout cela était tout à fait plausible. Rien n’indiquait que le vampire ait su résister à la tentation d’apparaître dans les insomnies embrumées de ces artistes torturés. M’enfin. Toujours est il que notre ami se contenait, bien difficilement. Et la chose n’était pas bien dure à deviner, il ne s’en cachait pas en réalité. Ce qui aurait pu passer comme une faiblesse ne se révélait être qu’une perversion de plus. A refouler son désir qui loin de se consumer s’embrasait un peu plus à chaque minute, son plaisir n’en serait que décuplé. Mauvaise nouvelle pour sa proie car cela signifierait qu’elle subirait une créature qui dans l’explosion de ce brasier ardent pénétrerait au plus profond d’Ezechiel. Promesse d’un carnage extatique pour lui, lent et douloureux pour elle.

« C’était si prévisible. Vous ne vous contentez pas d’argent. C’est bien trop futile et inutile, n’est ce pas. »

Décidément les sorcières de sa génération semblaient toutes appartenir à la catégorie : je vous critique parce que vous vous prenez pour les rois du monde mais au final moi même je ne vaut pas mieux. Etonnant comme ce monde était peuplé d’êtres inférieurs stupides, si prompts à se conformer à leur réalité qu’ils considéraient comme universelle. A l’image de ces propos révélateurs des généralités régissant l’existence de bien trop d’êtres. Détestable, mais après tout qu’y pouvait Zec ? L’inconnue se basait sur ses propres hypothèses qu’aucune expérience personnelle ne devait étayer. A moins… A moins qu’elle n’ait rencontré un congénère d’Eze ? Si c’était le cas elle était ou pas bien futée, ou obnubilée. Dans tout les cas cette constatation ne faisait que la rendre plus pitoyable au regard du Joyce. Lui même avait constaté après avoir prit volontairement le large avec son frère pour se changer les idées qu’il existait bien des « configurations » différentes de vampires. Dont la plupart demeurait indigne d’un quelconque intérêt. En tout cas il aurait bien suggéré à son interlocutrice de se rendre dans un de ces temples du jeu moldu. Avec la chance qui devait être sienne pour rencontrer au cours de sa courte vie deux représentants de son espèce, elle amasserait vite une fortune certaine. Et elle n’aurait plus besoin de se balader dans des lieux déserts pour des rendez vous peu respectables.
M’enfin, un sifflement accueillit cette révélation. L'Interprétation ? Ironique récompense soulignant l’effort intellectuel que cette conclusion avait du solliciter, surprise face à ce degré de simplisme... Que sais je encore… Rien de bien réconfortant et encore moins mélioratif. Comme on pouvait s’y attendre certes. Mais à sa manière le jeune homme aurait pu à son tour commenter la palabre de la jeune femme sur son aspect grandement imprévisible. Un soupir lasse aurait pu être ouïe par une oreille exercée. Ces derniers temps ses proies avaient tendance à grandement se ressembler sur ce qui franchissait leurs lèvres. A croire que l’instinct de survie que la présence du vampire déclenchait était chez chacune similaire. Et pourtant il continuait à se délecter de leurs apparent sens de la répartie. Mais il garda le silence… Un air délectable se peignit sur son visage toujours dans son dos. Endormir autrui par un comportement attendu afin de le surprendre ensuite était un met des plus raffiné. Comme pour lui donner raison donc, il s’abstint de prendre la parole. Et cette absence de réaction parut l’encourager à continuer.

« Il y aura toujours quelque chose à reprocher au progrès. »

L’espèce humaine avait tendance à présenter inconsciemment le progrès comme une divinité dérisoire. Progrès du commerce, progrès de l’industrie…Progrès de la connaissance, certes. Mais ce qui aurait du importer réellement était le progrès de l’homme même. Leurs regards était malheureusement borné à un petit nombre d’année. Ce n’était pas le monde qu’il s’agissait de changer, mais bien celui qui le peuplait en nombre. D’ou pouvait surgire cet homme neuf ? Non du dehors. L’avenir qu’ils espéraient se trouvait déjà en eux même. Ils l’obtiendraient d’eux même. Mais pour cela il aurait fallu que l’humanité ose devenir celle qu’elle était. Il y’avait d’admirables possibilités dans chaque être, il suffisait que chacun se redise sans cesse « Il ne tient qu’à moi ». Ce qui passionnait Eze était le fait que cette espèce qu’il ne cessait d’observer par curiosité, se contentait de regardait son nombril, sans jamais prendre l’initiative qui aurait pu l’amener sur d’autre voies. Les épier se dépêtre dans un quotidien, dans ces mœurs, dans ces maux qu’eux même avaient crée et dont ils se retrouvaient désormais prisonniers. Assagis par leurs fantasmes passés. Il eut un éclat de rire que l’on aurait pu considérer comme compatissant.

Finalement il devait avoir raison. Cette femelle devait fantasmer sur le peuple de la nuit. Pensait elle le déstabiliser en le provoquant ainsi ? Au moins avait elle le mérite de s’aventurer en terrain inconnu. Mais on ne tentait jamais le diable sans un lieux de relit sûr et inviolable. Espérons que la téméraire avait de quoi assurer ses arrières. Car le frôlement de ses lèvres aguicheuses n’eut pour tout effet que d’invoquer ce qui sommeillait dans les entrailles du jeune homme. Etre vampire était une chose. Etre vampire lycan en était une autre. Additionner vampire lycan et Joyce était le summum. La considération de la bête qui lui faisait face du lui revenir de plein fouet à l’esprit. Son comportement devint soudainement moins certains. Dommage, un corps brûlant de désir offert aurait pu être nouveau dans le panel de victime dont la mémoire ancestrale d’Ezechiel aurait pu faire étalage. Grelottements de l’âme et de la chair. L’adrénaline qu’il sentait parcourir le corps de la jeune femme devin aussi source d’abreuvement pour l’enfant. Tout ceci ne put que rendre plus alerte la silhouette dantesque en cette glaciale journée.
Le tintement grossier incongru aurait pu prêté à rire dans cette atmosphère tendue à l’extrême. Elle se pencha. Elle était totalement inconsciente. Elle aurait pu ignorer son bijoux. Elle aurait du… Il lui aurait été conseillé de garder son immobilité. Vous savez ce que l’on dit d’un chien menaçant ? De ne jamais s’enfuir en courant, de ne surtout pas lui tourner le dos. Un tel enseignement aurait pu être salutaire pour Noorth. La vision de ces formes qui n’étaient que charmes. Un appel au toucher qui ne s’ignorait pas. Déchaînement fatal des sens. La flagrance de l’inconnue investit son esprit et ses pensées.
Sans attendre qu’elle se relève totalement, il la projeta littéralement à quelques mètres. L’anneau qu’elle venait de reconquérir chuta finalement dans le vide. Chemin que son corps promettait de suivre si Zec continuait sur sa lancée. Mais il n’en fut rien. Abandonner un tel repas en le laissant choir lamentablement n’était même pas envisageable. Sa silhouette candide affichant un air innocent se coula de nouveau contre les membres de la sorcières dont la chevelure s’efforcait de garder le contact visuel avec la bague. Il arborait les traits les plus détestables ; angéliquement espiègle. La situation critique n’était qu’un jeu pour lui.
Alors seulement il chuchota.

« J’aime détenir des fortunes pour la seule raison que je sais qu’elle ne peuvent venir que de vos caisses. Vous handicaper dans votre matérialisme m’est des plus satisfaisant. Du reste je me contente de peu… De la viande fraîche qu’il m’est assuré d’avoir à porté de main me suffit. Autrement je ne tire pas mes plaisirs de besoins matériels effectivement… »

Soulignant ses propos énoncés d’un ton serein, amical, presque une confidence, il arracha violemment quelques boutons aux vêtements de sa proie et huma la peau mise à nue. Ses pupilles contractées et ses canines qui pointèrent alors attestaient de la présence de l’animal.

« Et le progrès aura d’éternels détracteurs… Mais rassurez vous, nous anges gardiens veillons patiemment à ce que ce progrès ne soit que positif et ne tombe jamais dans l’excès dangereux et inutile… »

Sourire chaleureux. Il se foutait d’elle monumentalement et pour son plus grand plaisir.
Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp - Communauté : Les Amis de l'écrit
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Lundi 16 mars 2009

...Citation de Jean Jaurès...





Et ces éternelles belles par0les… Une même m0rale sous une autre mise en f0rme.
 Mais au final la pers0nne que l’0n cherche à c0nvaincre n’est autre que s0i même.
Je ne cherche pas à fuir, je ne cherche pas une finalité à m0n existence… Au c0ntraire.
Je n’ai jamais été patiente malgré t0ut ce que l’on me prête. J’ai toujours brûlé ardemment d’un désir ravageur p0ur t0ut ce qui me tenait à cœur. Seule la perspective d’augmenter la magie de l’instant me p0ussait à él0igner la réalisation de celui ci. Bien que cette attitude ait en bien des cas été justifiée par ma pers0nnalité à la flemardise intégrée, 0u par une imp0ssibilité à v0ir cette quantité de s0uhaits se réaliser dans un délai humain. Mais depuis quelques temps, je tend vers un nouveau fantasme.
Qui c0mme t0us les autres pr0met de ne me laisser aucun répit jusqu’à sa réalisation.
Qui se rappelle à m0i l0rsque ma mémoire faiblit 0u feint de l’aband0nner au détour d’un plaisir de ce bas m0nde. Une idée née par l’accumulation d’interdits ne demandant qu’à être franchit.
Je tiens l’0bjet d’une quête que d’aucun menti0nnerait comme irraisonnée et t0talement inc0nsciente.
Des m0ts…qui ne suffisent plus à décrire ce que j’attend de m0n existence.
Brûler d’une liberté appriv0isée, embrasser l’inconnu vierge et dép0urvu des cierges de chacun.
Il ne s’agit même pas de c0mprendre la vie, j’accepte cette dernière depuis quelques temps déjà, du m0ins c’est ce que je cr0yais. Dire qu’il m’aura fallu 17 ans pour assimiler pleinement le fait que je suis un être à part entière, d0nt la présence sur cette planète n’a d’autre prétenti0n que celle de vivre.
Un am0ncellement filandreux et c0mplexe de vaisseaux qui n’a aucunement l’0bligation de se s0umettre aux d0gmes établis.

« Refusez donc de le servir et vous serrez libre. »

Tout à été dit. Je me rend c0mpte que mes m0ts ne s0nt qu’un pâle éch0s de ceux d’esprits en leurs temps rév0luti0nnaires et d0nt les palabres étaient bien plus délectables et limpides.
Des phrases agencées s0lidement et j0intes d’un bét0n sur lequel le temps n’a aucune emprise, d0nt la structure générale permettait de frapper avec f0rce sans atténuation aucune, le lecteur n0n avertit.
Tout à été dit, et mes idées à cette c0nstatation s’entrecr0isent, se br0ient entre elles.
Taper un paragraphe prend des allures de miracle. Et t0ut ce que je sais en train de b0uill0nner reste à l’intérieur. Ça fermente, et j’entrev0is dés0rmais des h0rizons d0nt je n’aurais jamais distingué le pr0fil il y’a quelques temps enc0re. Je ne m’acc0mplirait que dans ma m0rt. Je ne cherche pas d’au delà, je s0uhaite simplement caresser mes dernieres sec0ndes que je devine à juste titre 0u n0n être des plus extatiques. Ce bref m0ment d’éternité qui n’appartient qu’à n0us.
C’est cette expl0sion de vie, que l’0n dit difficilement c0ntenu par n0s cinq sens que je veux caresser…
Sa brièveté ne la rendant que plus attrayante.

Par Hunvreet - Publié dans : Suis je ? - Communauté : Les rêveurs naîfs
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Mercredi 11 février 2009
Réalisé sur :   Vipera Evanesca
Personnages :  Noorh Belkassen et moi même.
Titre : Lever Matin n'est point Bonheur, Boire matin est le meilleur. (Rabelais)

 Mortelle usure que la fièvre des jours passés. Et comme l’âme s’épuise quand rien ne la distrait ! Le présent serait plein de tous les avenirs si le passé n’y projetait déjà une histoire. Un unique passé propose un unique avenir, le projette devant soi comme un point infini sur l’espace. Il se demandait parfois si son destin n’était pas lui aussi tracé, tout aussi sûrement que celui de ces moldus obnubilés par leurs propres personnes, inconscients de ce qui s’offrait en chaque instant. Dire que la moindre de ces silhouettes pouvait être comparée à sa voisine. Quête d’un bonheur que d’aucuns pensaient utopique. Il fut un temps ou il aurait du résister à la tentation de prendre l’une de ces têtes morose ou faussement joyeuse et de la secouer jusqu’à ôter la pellicule voilant ces regards absents. Le véritable bonheur ne trouvait son accomplissement que dans la conscience non pas de vivre mais d’exister. Il était du ressort de chacun de s’ouvrir et de se laisser submerger par cette overdose de possibilités, une fois que la conscience d’être maître de soi, de ses choix et de ses actes était acquise. Mais ayant constaté avec le recul de son statut de vampire que l’humain se complaisait dans sa condition d’être éternellement insatisfait, il s’était à son tour rendu compte qu’il n’était pas donné à toutes les espèces d’atteindre une certaine perfection. Certains ne peuvent qu’espérer tendre vers ce qu’ils envisage n’ être que fantasme, là ou d’autres se donnent les moyens d’atteindre ce seuil d’accomplissement, et de le dépasser. Ainsi après un stade de profonde empathie pour ces êtres fourmillant quotidiennement autour de lui, il nourrissait désormais un profond dégoût. Tout en continuant à cultiver une curiosité certaine. Après tout les analyses du comportement moldu n’avaient pas grands secrets pour Ezechiel et n’étaient pas prétextes à des surprises notoires, mais on n’étaient pas à l’abri d’un quelconque événement inattendu. L’interprétation des réactions ou sentiments humains n’avait rien de bien compliqué. Evidemment à la surface, le tout n’était qu’un amas filandreux à priori ininterprétable… Mais en démêlant le nœud principal, le tout se révélait être une série de causes conséquences qui n’aboutissait qu’à une conclusion jamais très subtile. Finalement Joyce junior les laissaient volontiers dans leur vaste bulle… Et profitait de ce vivarium qui lui était offert pour mener ses propres investigations. L’éternité déroulait son tapis rouge et il n’était encore qu’en haut des marches, il pouvait largement se permettre un passe temps dont l’utilité restait à démontrer.
Selon ses informations, le ministère du monde magique, biotope qui lui était certes moins lointain que le monde moldu mais non moins fascinant de par ses paradoxes, possédait un bureau dédié à l’observation de cet environnement dénué de magie. Il aurait très bien pu aller faire un tour dans les archives de cette délégation me direz vous. Mais je me dois de préciser que selon Ezechiel, toute connaissance qui n’a pas été précédé d’une émotion lui était inutile. S’il avait décidé de se rendre en ces hauts lieux administratifs, ça n’aurait pas été pour autre chose que laisser quelqu’indice de ses notions bien à lui d’ordre et de respect. Quoi que l’espionnage pourrait être un milieux de reconversion, sait on jamais. ( Faut que j’en discute sérieusement avec Zec. ) M’enfin bref, à laisser l’esprit de notre bon vampire digresser ainsi, on va le retrouver entrain de se demander si en faisant entrer de force un dragon dans le ministère celui ci exploserait…

La silhouette s’activa, apportant la preuve que la tamise n’était pas nouvellement investie par la présence de gargouille à l’allure particulièrement réaliste. Ou pas… Un éventuel passant aurait plutôt eu la désagréable impression de contempler le résidu d’un vieux cauchemar dont les contours seraient restés flou jusqu’à ce que son regard croise les pupilles dilatées de cet archange que l’on devinait frémissant sous son apparente immobilité. Mais pour l’heure les rives des eaux douteuses, reflet même de l’âme de la ville qu’elle traversait, restait vide. Chose des plus appréciables pour Eze qui cultivait le culte de la solitude pour profiter des instants les plus secrets offerts par la nature. Enfin solitude… Depuis que son frère avait l’esprit occupé par… Stop. Inutile d’énoncer d’éventuels noms qui fâchent. Profiter du moment.
C’était un lieux de fraîcheur exquise ou le charme de l’insomnie était si grand qu’il semblait jusqu’alors inconnu. Et là des nourritures délicieuses attendaient que l’on eut faim. Les dessous de pont se révélaient effectivement de véritables garde à manger bien fournis. Mais la créature n’avait pas faim… Du moins pour l’heure. Son attention était depuis quelques minutes portée aux confins de la voûte céleste. Il venait de voir les nuages se dissoudre et s’en étonnai beaucoup, ne pensant pas qu’ils pussent ainsi se résorber dans le ciel, croyant qu’ils dureraient jusqu’à la pluie et ne pourraient que s’épaissir. Mais non. Il en observa tous les flocons un à un disparaître. Il ne restait que l’azur. C’était une mort merveilleuse, un épanouissement en plein ciel.
Il secoua sa tignasse d’ébène dont le désordre était une évidence, et s’activa totalement. Le journée promettait d’être lumineuse, chose qui ne s’était pas vue depuis des lustres. La populace allait être de sortie, histoire de s’imprégner un maximum d’UV vitaux. Il était temps de se trouver une antre temporaire, en attendant que l’excitation et la bonne humeur retombe. Au moins les températures étaient elles fidèles à la saison.

« Je suis préssé ! »

A croire que cet état bien peu glorieux pouvait excuser le fait de bousculer un vampire. Dommage, jusqu’à présent un étranger aurait presque pu dire de lui qu’il arborait tous les signes apparent de la bonne humeur. Tout à une fin… Figé, il scruta l’inconnu qui déjà lui tournait le dos. Inconscient, revient sur tes pas et supplie ! Une onde imperceptible le secoua. Tsunami intérieur, elle balaya tout ce que son esprit aurait pu contenir d’une éventuelle once de clémence. Il souriait toujours… Mais là ou quelques secondes auparavant s’eut put être interprété comme une certaine chaleur, il s’agissait désormais d’une promesse glaciale. Autre conception de la plénitude qui annonçait la bête. Bête que le simple nom d’évoquer le patronyme Joyce résumait parfaitement.
Il n’avait pas faim, mais un irrémédiable désir de sentir ses sens se gorger de la chair d’autrui l’envahit tout entier. Ses pupilles opalescentes doublèrent de taille et devinrent l’hote même du néant. Cette faim ne se poserait pas à mi route et de nombreuses victimes auraient pu en témoigner, elle ne se tairai que satisfaite. Bien des morales s’étaient essayées en vain d’en venir à bout, mais il n’était pas chez ce jeune homme d’un autre temps, de désirs dont les réponses ne soient déjà apprêtées. Chacune de ses faims attendaient sa récompense.

Il l’avait suivit jusqu’à une entrée intermédiaire du stade d’Exmoor. Il avait du suivre plusieurs taxis, mais ses narines frémissantes avaient enregistrées l’odeur de cet homme et l’épée du dessin qui pesait sur ses épaules était visible de loin. Et cette flagrance ne quitterait pas Zec jusqu’à devenir entêtante, avant qu’il ne l’ai ajoutée à son tableau de chasse. Acculé contre une épaisse palissade il scrutait d’un œil douteux cette silhouette qu’il devinait mue par une volonté qui lui était propre, échappant à tout ce qu’il avait connu jusqu’alors. Ces Traits hypnotiques… Une beauté indéniable, dangereusement inaccessible. Il reculait, oppressé, espérant obtenir gain de temps pour redevenir maître d’une situation qu’il voyait bien lui échapper. Il n’avait pas l’habitude. Puis soudainement, son corps osseux tomba à la renverse. Il plonge vers la fosse. Ses ongles griffes la paroi. Elle est molle et grasse. Son visage a frotté contre la glaise noircie par les dernières pluies. Pantin désarticulé. Un rire, c’est tout ce qu’il entendit avant de perdre connaissance.
Il était là, encore, toujours. L’homme revenait à lui. Difficilement, essayant d’afficher contenance. Il essaya bien de se débattre mais compris avec horreur que ses membres inférieurs s’étaient enfoncés dans la terre meuble. Et à voir l’inconnu aux mains terreuses, cela n’avait pas du se faire tout seul. Sa voix s’élève, tremblante au dessus de sa sépulture.

« Je… S’il vous plait, j’ai un rendez vous. »

C’est un oiseau de proie qui darde ses yeux vifs comme détenteurs d’une vie propre ; terrifiants. Sourire qui laisse entrevoir deux canines parfaitement lisses. Taillées pour tuer. Démentiel.

« Je suis pressé. »


Ses mains précises, vives et imprévisibles fondent vers ses globes oculaires. Etrange comme ces ongles ressemblent à des…Griffes ? Hurlements de douleurs. Désormais aveugle, l’inconnu se débat, hypothétique espoir de s’en sortir. Mais ses mouvements ne font que l’enfoncer d’avantage, tant physiquement que vis à vis de la considération du vampire. Voix suave ;

« Uhmmm je n’aime pas voir les gens souffrir…Inutilement. »

Les cris prennent fin aussitôt. La bande est coupée nette, foutue. Inutile d’espérer l’entendre à nouveau.
Il refait surface, aussi rapidement qu’il avait rejoint son repas dans la geule béante des enfers. A croire que le voyage lui est familier. Délectable. Le goût amer qu’à la vie si brève de l’homme ! Il s’apprêta à rebrousser chemin lorsque son instinct transcendant le poussa à s’enfoncer plus en avant dans le stade fantomatique. Même les rayons lumineux n’arrivaient pas à le défaire de son masque incertain.
Il fallait vraiment être un fieffé imbécile pour se retrouver en de tel lieux. Biensur c’était toujours plus acceptable qu’en pleine nuit, mais que personne ne viennent se plaindre de sa mauvaise fortune s’il s’amusait à fréquenter pareil endroit. Cette pensée fit naître un air amusé sur les traits énigmatique d’Ezechiel.
Puis il s’arrêta, brusquement. Son odorat libéré des effluves de sa dernière victimes étaient des plus sensible, alerte à toute nouvelle flagrance corporelle. L’environnement le pénétrait, aidé par un trouble des nerfs. Inutile d’imaginer quelconque limites à ce corps. C’était un afflux du dehors, par tous ses sens ouverts il accueillait sa présence, tout en lui s’y trouvait convié. Cédant à ses plus bas instincts, il gravit les escaliers de bois voisins. Il y’a quelques temps encore ceux ci auraient accueillit milles et un spectateurs… Mais les aléas de la magie en avait décidé autrement. Pour le plus grand plaisir du benjamin Joyce. Certes ses victimes lorsqu’elle se révélaient être sorcier ou sorcière n’était que moins apte à se défendre, mais en contrepartie, elles étaient gagné par une indicible terreur qu’il absorbait jouissivement par le moindre pore.

Elle s’offrit à son regard impénétrable et pourtant teinté de milles facettes amusées. Jeune femme au bord de l’impatience. L’autre n’avait pas menti. Ce fut un silence à l’image de l’atmosphère ambiante ; pesant. Au loin la ville se découpait dans une brume de beau temps. Le stade lui devait baigner dans une bulle en dehors de l’espace et du temps. Il ne la quittait pas de son regard qui se chargeait de ne pas faire oublier à tous le règne de la nuit. Ostensible sourire.

« J’ai le regret de vous annoncer qu’il vous est inutile d’attendre… Mais je peux remplir le rôle d’interlocuteur si vous en éprouvez le besoin irrépressible. »

Son poing jusqu’alors fermé s’ouvrit, laissant tomber un objet étrangement rond qui roula jusqu’au pied de la jeune femme. Buttant contre ses pieds, ce qui n’était autre que l’œil de celui dont le venue se faisait désirer la fixa. Elle se chargeait d’ériger un rempart entre l’esprit pénétrant de Zec et ses propres émotions, mais la surprise imperceptible ne fut pas difficile à mettre en évidence.
Le jeune homme pieds et bras nus perdit le masque qui aurait pu le rendre chaleureux si l’on omettait ses mouvements empreints d’une grâce mystérieusement animale. Son teint cadavérique ne faisait que renforcer les cernes gravées sous ses yeux opalescents et ses pupilles dilatées. Signature des substances dont il possédait désormais tout un stock, prétexte de bien des voyage psychédélique.



Joie de la chair et joie des sens
Oserai je qu’il s’acharne ?
Adieux clémence, concupiscence,
Dans tous les cas il vous condamne.


Par Hunvreet - Publié dans : Textes de rp - Communauté : Les Amis de l'écrit
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