Suite au commentaire de Gisou, je tiens à apporter une nuance.
Il y’a une fête qui n’est pas commerciale, une fête à laquelle je suis attachée de toute mon âme. Un jour qui me fera à jamais vibrer car il s’agit bien plus qu’une coutume, c’est pour moi une
source inépuisable d’inspiration, une véritable manière de vivre. Je veux parler ici des origines d’Halloween. Oui je sais, pas besoin d’hurler à l’infamie, Halloween est proche d’être l’une des
fêtes qui en quelques années est devenue elle aussi source de profits ( Même s’il semblerai qu’elle ait de moins en moins de fervents patriotes. ) Mais je suis prête à parier que la
moitié des personnes qui sortent faire la tournée des habitations ce soir là n’on pas conscience de ce qu’ils commémorent.
Lors de la grande famille qui frappa l’Irlande en 1848, les Irlandais qui émigrèrent en Amérique emportèrent avec eux leur héritage
celtique. Pour ceux qui l’ignore le calendrier celte était quelque peu différent du nôtre. Leur année commençait ainsi par la « période sombre », entendez l’hiver, pour
aller vers la lumière. ( Aurait on quelque chose à apprendre ? Personnellement la culture celtique me paraît des plus positives, porteuse d’un message d’espoir...) Chaque nouvelle
année commençait donc le 1er Novembre. Samain. La plus importante des fêtes. C’est le temps du repos, ou la nature s’endort pour renaître au printemps. En cette période, les frontières
entre le monde des vivants et le monde des morts sont abolies. Aux temps de Samonios, le passé devient présent et le futur passé…
Ces trois jours de fête sont ouverts aux milles possibles.
« L’esprit des Anciens va féconder celui des vivants . Les Dieux sortis des tertres ou des étoiles vont s’unir aux filles des mortels et régénérer la race des humains. Samain, 40 jours après l’équinoxe d automne, début de la saison sombre, aux longues nuits animées par les Feux de sortilèges et de mémoire… »
Les secrets affleurent. Samain. Tout s’embrume, se mêle à la nuit. Règne de l’incertain.
Les mots sont bien faibles pour tenter de décrire ce que moi même je n’ai jamais fait qu’imaginer. Inutile que je tente de poser des mots sur les vibrations qui m’emportent sans que je ne puisse contrôler la bouffée de fantastique qui me submerge à la simple évocation de l’esprit celtique. Je ne suis pas bretonne, et pourtant mes entrailles me poussent inexorablement vers cette côte et les Iles qui se dressent non loin, énigmatiques, gravant leurs sillons d’ombre dans les flots indomptables de la mer d’Irlande.
Vous excuserez mes mots quelques peu confus et précipités, mais le véritable esprit "d’Old Hallowmas" ne s’explique pas, il se vit.